Avez-vous remarqué comme on supporte beaucoup mieux ses propres enfants que les enfants des autres ?
Le premier exemple qui me vient à l’esprit concerne le bruit. On trouvera toujours que les enfants des autres font plus de bruit que les nôtres. A l’époque où je vivais en appartement, les voisins du dessus avaient 3 enfants. Ces enfants là ne savaient pas se déplacer autrement qu’en courant. Un peu comme des mini Forrest Gump, ils couraient tout le temps. Et non seulement ils couraient tout le temps mais ils portaient aux pieds des sabots en plomb. Si si ! Je vous jure qu’au bruit qu’on entendait dans notre appartement, leurs sabots étaient en plomb … ou en béton armé peut être … enfin bref, la question n’est pas là.
Ils couraient donc à longueur de temps et ne s’arrêtaient que pour jouer aux billes avec des boules de bowling. Là où nous avons eu de la chance, c’est que le sol de leur appartement était recouvert de moquette et comme vous le savez, la moquette est un super isolant phonique ! Bon … nos voisins du dessus avaient choisi d’installer une moquette en carrelage … ça perd un peu de son pouvoir isolant du coup (d’ailleurs faites attention à ça quand vous choisissez une moquette, c’est le même problème avec les moquettes en parquet). A cette époque là nous n’avions pas encore d’enfant. Aujourd’hui, heureusement nous vivons en maison. Je pense que nos voisins péteraient une durite au bout de 2 jours si nous devions de nouveau vivre en appartement. Les décibels produits par mes filles lorsqu’elles se chamaillent (c’est-à-dire 47 fois par jour) sont équivalents à ceux produits par un Airbus A320 au décollage. Donc là au moins, les seuls qui subissent ces nuisances, c’est nous.
Autre exemple : quand vous êtes confinés dans un lieu public du genre salle d’attente ou transport en commun. Les mômes des autres sont toujours insupportables n’est ce pas ?
Ils balancent des jouets dans tous les coins de la salle d’attente, déchirent les magazines tout neufs de 1996, commentent à voix haute que la dame assise au fond ressemble au monstre dans le dernier Disney. Alors que les vôtres, pas du tout ! Ils jouent tranquillement avec les jouets en les disposants de manière stratégique à différents endroits de la pièce. Ils s’exercent au recyclage de vieilles brochures sur l’hygiène bucco dentaire en les pré-déchiquetant. Et surtout, ils font preuve de beaucoup de maturité en partageant avec l’assemblée leur sentiment sur dame nature qui est parfois facétieuse avec le physique de certaines personnes.
Et enfin, dernier exemple. L’odeur de la matière qui tapisse le fond de leur couche quand ils sont bébés. Le caca de votre enfant pue, on est bien d’accord. Mais le caca des enfants des autres pue cinq fois plus ! C’est véridique. D’ailleurs, quand tu reçois des amis à la maison et qu’ils viennent avec Arthur, leur petit dernier. Qui sent, avant même ses propres parents, qu’Arthur vient de boucler son cycle digestif ? Vous !
« Oh oh … je crois qu’Arthur à fait son p’tit popo » (oui, on devient un peu con-con quand on parle du caca des autres et on utilise des mots comme popo).
« Ah bon ? Attends, je vais vérifier ». Là, tu vois les parents d’Arthur obligés de coller leur nez sur le pantalon d’Arthur pour se rendre compte de l’odeur …
Et si par malheur ses parents décident de le changer dans un rayon de moins de 100m, vous aurez les yeux qui piquent et le repas du midi qui crie Raoul … Alors que, quand vous changez la couche de votre enfant, vous sentez bien que ça schmoute, mais … ça va. C’est un peu comme pour nos propres pets cette histoire là, en fait.
Enfin voilà. Tout ça pour dire qu’on supporte mieux nos enfants que les enfants des autre même si les nôtres sont tout aussi insupportables la plupart du temps. Ou alors, c’est un réflexe de survie que développe notre corps inconsciemment, histoire de pouvoir encaisser pendant de nombreuses et longues années.
Dans la série « Plus ça va et plus les miniatures grandissent », j’ai la joie (c’est une formule hein. En vérité ça ne me réjouit pas tant que ça) de vous informer que Miniature N°1 ne fait plus de sieste l’après midi.
A 5 ans, cela n’a rien d’extraordinaire en fait. Je connais pas mal de parents qui ont renoncé bien avant cet âge à lutter contre leur miniature refusant catégoriquement d’aller se coucher (et par la même occasion de laisser leurs parents souffler pendant quelques heures).
Nous avions conservé ce moment de repos obligatoire pour plusieurs raisons.
La première, parce que la miss en avait réellement besoin. Elle affiche assez souvent des cernes de Night Clubbeuse à faire pâlir d’envie Cathy Guetta et devient un monstre infernal en fin de journée quand elle n’a pas sa dose de sommeil.
Deuxième raison, l’école impose aux miniatures de moyenne section un temps de repos en début d’après midi.
Dernière raison, il faut bien avouer que c’était pour moi un vrai moment de répits nécessaire dans ma journée de Paf.
Depuis quelques temps, il devenait de plus en plus difficile de la motiver à aller au lit l’après midi. De plus, après chaque sieste, ses yeux trahissaient qu’elle n’avait pas passé une seule seconde à dormir. En ce début d’été nous avons donc pris la décision de faire une croix sur mon moment préféré de la journée et d’autoriser Miniature à rester avec moi pendant que sa sœurette de 3 ans pionce paisiblement. (Précisons que la sœurette en question ADORE dormir, contrairement à Miniature N°1)
Il y a cependant quelques règles qu’elle doit respecter.
Interdiction de dépasser les 12 décibels. Interdiction de solliciter Papa toutes les 2mn (notamment parce que je profite de ces 2 heures pour bosser un peu). Et également, obligation de ne pas râler si un jour nous jugeons qu’elle a l’air d’avoir vraiment besoin de repos et l’invitons à aller siester un peu. Ce fût d’ailleurs le cas dès le surlendemain. Elle était épuisée par la chaleur étouffante et accepta volontiers d’aller dormir. Je l’avais autorisée à sortir de sa chambre quand elle le voulait, sans attendre que ce soit l’heure de se lever. Et bien croyez moi ou pas, mais elle a dormi encore plus longtemps que d’habitude.
Comme quoi, il ne suffit pas de vouloir jouer les grandes pour que toutes les habitudes de la petite enfance passent illico à la trappe.
Et chez vous alors ? A quel âge vos enfants ont-ils dit adieu à la sieste ?
Nous lui avons fait découvrir le cinéma ! Elle en avait beaucoup entendu parler par sa frangine qui y avait goûté à peu près au même âge. Elle savait que le volume sonore risquait de lui poser problème. Miniature N°2 déteste quand le son est un peu fort sauf pour écouter ses chansons préférées dans la voiture. Par contre, un bus qui passe dans la rue et elle se met les 2 mains sur les oreilles. Après plusieurs mises en garde pour s’assurer qu’elle avait bien compris que ses oreilles seraient mises à mal, nous avons pris la décision de tester l’aventure.
Dimanche matin nous avons donc décidé de profiter d’une séance en matinée et de ses tarifs avantageux (parce que sinon ça coûte un œil, il faut bien le dire) pour aller au cinéma en famille.
Notre choix de film : « SHREK 4 »
Le cinéma du coin proposait une version 3D et une version 2D. Allez, soyons fous, choisissons la 3D !
Miniature N°2 semblait ravie de déambuler dans les couloirs du cinéma jusqu’à notre arrivée dans le sas où elle s’est plaint d’un manque certain de luminosité. (jamais totalement contente celle là)
Une fois dans la salle, la miss semblait très à l’aise et impatiente de chausser ses grosses lunette 3D.
Dès les premières pubs, Miniature s’est empressée de protéger ses oreilles avec ses mimines. Et puis elle s’est rapidement habituée au volume sonore.
Vous voulez savoir si nous avons aimé le film ?
Moi j’ai beaucoup aimé. Je suis content que nous ayons choisi de le voir en 3D car elle est parfaitement réussie ! Les premières minutes sont d’ailleurs assez bluffantes. L’humour des précédents épisodes est encore une fois au rendez-vous. Miniature N°1 (5ans) à beaucoup aimé aussi. Aujourd’hui, elle nous a même ressorti quelques répliques qui l’ont fait rire (comme par exemple « Fais un Grrrr ! »)
Concernant Miniature N°2 l’expérience est plus mitigée. Au bout de 25mn, elle a commencé à trouver le temps long. Je pense que les grosses lunettes 3D ne l’ont pas aidé à profiter pleinement de cette expérience. Il faut dire qu’elles sont assez lourdes pour un nez miniature de 3 ans. A peine étions nous levés de nos fauteuils qu’elle nous réclamait d’aller à Disneyland. Un peu comme s’il fallait passer aux choses sérieuses maintenant.
Mme the Cat, qui était assise juste à côté de Miniature N°2, n’a pas pu profiter pleinement du film car elle a dû gérer la miss qui bougeait et jouait avec ses lunettes.
Bilan mitigé donc. Je pense que la prochaine fois nous irons voir un film en 2D, avec une histoire et des personnages peut être plus adaptés à ses 3 ans.
Malgré tout, nous étions heureux d’avoir pu aller au cinéma en famille pour la toute première fois !
C’est ça qui est bien quand les miniatures grandissent. Ca ouvre d’autres possibilités de loisirs.
Pour ce deuxième épisode j’ai décidé de vous parler du dernier livre que nous avons acheté pour Miniature N°1 (5 ans).
« Ours qui lit » est un livre édité chez Didier Jeunesse. Il s’agie d’une histoire d’Eric Pintus illustrée par Martine Bourre ; une illustratrice au style très reconnaissable puisqu’elle utilise toute sorte de matériaux comme le tissus, le carton et tout ce qui lui passe sous la main pour illustrer merveilleusement les histoires pour enfants.
« Ours qui lit » c’est l’histoire d’un Ours qui lit … voilà, merci et à bientôt !
Bon, sérieusement … C’est l’histoire d’un Ours qui est tranquillement posé quelque part dans la forêt et qui est en train de lire un livre. La scène est tellement incongrue que chaque animal qui passe à proximité de cet Ours ne peut s’empêcher de lui demander ce qu’il est en train de lire. A chaque animal, Ours répond la même chose : « Je lis la liste des animaux que je dois manger aujourd’hui ». Bien entendu, l’animal trop curieux demande ensuite à Ours s’il figure sur la liste et … « Ours le bouffe ! » Oui, c’est écrit tel quel. Il le bouffe ! Cette formulation semble choquer certains parents ou enseignants un peu prudes. Moi, elle ne me choque pas. A chaque fois que nous arrivons à cette phrase, je vois ma miniature qui sourie discrètement, bien consciente que la formulation est un peu familière.
Tout au long de l’histoire, il y a des petits détails qui m’ont bien plu. On apprend par exemple le nom de la femelle et de ses petits pour chaque animal qui termine en Big Mac pour Ours. Il y a aussi, sur chaque page, ce petit picto symbolisant l’Ours et évoluant au fil de l’histoire. Et puis il y a cette chute qui est vraiment très drôle. (non, je ne vous la dévoilerai pas)
Bref, Miniature N°1 et moi avons beaucoup aimé ce livre.
Et si un jour vous croisez un Ours qui lit tranquilos dans la forêt, passez votre chemin … On ne dérange jamais un Ours qui lit !
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Bon, par contre à un moment ils disent que le petit du Blaireau s’appelle le Blaireauton. J’ai vérifié, ce n’est pas ça … Et NON, le Blaireauton n’est pas non plus une émission de télé caritative pour aider les abrutis … bref, y’a comme un mystère là …
Voici un nouveau texte écrit dans le cadre de ma collaboration avec la crèche. J’y évoque les notions de règles et de limites. (et les contradictions qui y sont liées)
A quel âge devient-on adulte ? Je demande ça parce que, moi, j’ai eu 2 ans et demi il y a 2 jours et j’ai l’impression que ça ne suffit pas encore. Par contre mes parents, eux, sont adultes. On peut même dire qu’ils sont carrément vieux puisque Papa a 34 ans et que Maman en a 32. En fait, à part Mamie qui a connu les Mammouths, je ne connais personne de plus vieux qu’eux.
Tu veux savoir pourquoi j’ai tellement hâte de devenir adulte ? C’est simple. Les adultes ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Par contre, quand tu n’es qu’un simple enfant, c’est tout le contraire !
Les adultes ce sont les chefs. « Ne mange pas les croquettes du chien ! », « Non ! Le lecteur DVD n’aime pas la compote ! », « ON NE DESSINE PAS sur les murs !!! » … Et puis, par exemple, s’ils te disent que c’est l’heure d’aller te coucher alors que tu pètes la forme, tu n’as pas le choix, tu dois obéir sinon ils crient super fort. Moi j’ai essayé de crier super fort aussi mais ça ne fonctionne pas, ils crient encore plus fort que moi et ça me fiche la trouille.
Les parents, ils disent sans arrêt qu’il y a des règles et qu’il faut les respecter. C’est facile pour eux de dire ça puisque ce sont eux qui les décident ces règles. En plus, même eux ne les respectent pas toujours. Par exemple, il y a la règle qui dit : il est interdit de dire des gros mots.
Moi, au début je ne savais même pas que les mots pouvaient être minces ou gros. Tu sais comment j’ai compris que certains mots étaient interdits ? En entendant mes parents les utiliser !!! C’est le comble non ? Moi, autant je maitrise pas mal l’écrit, autant j’ai encore un peu de mal avec l’oral. Alors je m’applique à bien répéter dans ma tête les mots que j’entends. Un jour, j’ai entendu Papa dire : « Merde, avance ! ». Il venait de dire ça parce la voiture de devant ne roulait pas assez vite. Et ça, ça l’énerve toujours mon papa. Alors, je me suis d’abord entrainée dans ma tête pour pouvoir dire le mot bien comme il faut. Et puis un jour, j’ai fait tomber mon p’tit suisse par terre. J’y avais à peine gouté, j’étais verte ! J’ai jugée la situation assez énervante pour pouvoir utiliser mon nouveau vocabulaire et j’ai dit :
« Meeerde ! »
J’étais super fière de leur montrer que je savais utiliser un nouveau mot à bon escient. J’ai fait un effet bœuf ! … mais pas tout à fait le genre d’effet que j’espérais … Mes parents m’ont dit qu’on n’avait pas le droit de dire ce mot là et que c’était même un GROS mot !
Et c’est un peu pareil pour tout. Les adultes décident quand on a le droit de faire les fous, quand on a le droit de chanter fort etc. etc … Les adultes appellent ça les limites. Souvent je les entends me dire que je dépasse les limites. Ok, je veux bien comprendre qu’il y ait des limites. Mais mince alors (tu as vu ? Je n’ai pas dit merde alors que là, par exemple, je suis énervé) arrêtez de les changer tout le temps ces limites ! Sinon, nous les enfants, on est obligés de vous tester pour savoir où elles sont !
Et en général vous n’aimez pas trop ça quand on les teste …
Et puis il y a un dernier truc qui n’est pas très logique. Moi j’ai vu que les autres enfants n’avaient pas tous les mêmes règles. Ce sont eux qui décident dans ces familles là ? Parce que je dois bien avouer que voir d’autres enfants faire des trucs que je n’ai pas le droit de faire, bah … je trouve ça pas très juste.
Finalement je pense que Maman a raison … j’ai bien le temps pour devenir adulte. Surtout que j’ai l’impression que ce n’est pas simple quand on a des enfants.
Ah oui, au fait ! Les Mammouths de Mamie c’étaient les supermarchés hein … pas les éléphants tout poilus.
J’ai la chance de pouvoir vous annoncer en exclusivité la mise sur le marché d’une nouvelle Eau minérale spécifiquement adaptée aux besoins de nos enfants !!!
Ôdubin
Une Eau naturelle et non filtrée, 100% Bio, très riche en particules essentielles pour le développement de nos chérubins.
Vous l’aurez surement remarqué depuis longtemps, les enfants savent instinctivement ce qui est bon pour eux. C’est pour cette raison qu’ils n’hésitent pas un seul instant à boire l’eau de leur bain à chaque fois qu’ils trempent dedans.
Grâce à Ôdubin, vous aurez à votre disposition de quoi répondre à leurs besoins, n’importe où et à n’importe quel moment de la journée ! Ôdubinest naturellement très riche en peaux mortes ainsi qu’en particules de shampoing et de savon dilués !
Mise en garde : Il est déconseillé d’utiliser Ôdubin pour la reconstitution des biberons.
A chaque fois c’est la même histoire. Je sais pertinemment qu’en décrochant le téléphone, une réaction en chaîne s’en suivra.
Je soupçonne d’ailleurs Orange, mon opérateur, d’avoir bidouillé la Livebox pour qu’elle émette des ondes particulières à chaque fois que je décroche le combiné.
Je vais vous expliquer car ces ondes n’ont visiblement d’effet que sur les miniatures (les enfants quoi).
Systématiquement, quelques secondes après le début d’une conversation téléphonique il se produit la même chose. D’abord, les miniatures s’arrêtent net dans leurs occupations. Les dessins animé, les jeux individuels ou collectifs, les lectures ou les jeux sur l’ordinateur semblent perdre subitement tout intérêt.
La phase 2 est une phase de recherche et d’analyse. La miniature scrute son environnement proche à la recherche de la bêtise idéale. Son esprit d’analyse et sa créativité sont d’ailleurs décuplés par les ondes.
Après intervention de la haute autorité (nous quoi) par des gestes saccadés et des grimaces silencieuses censés dissuader la poursuite des opérations illégales, dans 83% des cas, la miniature cessera ses bêtises pour passer en phase 3.
La phase 3 consiste à utiliser une arme de destruction massive : sa voix !
Si la miniature sait parler, elle répètera en boucle :
« C’est qui ? C’est quiiiii ? C’est qui au téléphone ? »
Là, attention !
Souvent, les parents font l’erreur de répondre honnêtement à cette question mais il faut parfois savoir mentir. Et là, c’est le moment d’être inventif ! Vous ne répondrez donc jamais que c’est Mamie Yvette ou Tonton Paulo, ni même aucune personne connue par vos enfants. Préférez dire : « C’est Monsieur Dusiphon, le déboucheur de toilettes » ou encore « C’est Madame Bouffard, la dame qui mange des enfants » … attention cependant à ne pas être trop créatif sinon vous risquez de provoquer chez votre enfant une crise « hystéro-secouante » habituellement réservée aux cours de récréation.
En cas de fratrie, vous n’échapperez pas à la dernière phase. Une des plus difficiles à régler sans que votre interlocuteur ne s’en aperçoive. C’est la phase 4 dite « De la bagarre ». Les miniatures sont transformées en guerriers pressés d’en découdre pour le moindre prétexte. Par exemple, l’un d’eux vient de se gratter le nez. L’autre prend ça comme une déclaration de guerre et c’est parti pour des hurlements, des pleurs et du tirage de cheveux.
Jusqu’ici vous aviez réussi à tenir une conversation à peu près cohérente, tout en cachant à votre interlocuteur que vous gériez des monstres, mais cette phase nécessite de passer à une solution plus radicale.
Hurlez !
Oui, hurlez que vous allez les jeter par la fenêtre s’ils n’arrêtent pas immédiatement !
Peu importe que vous passiez pour un(e) tortionnaire auprès de la personne au bout du fil. De toute façon, si cette personne a des enfants, elle comprendra !
Parce que je crois que ces ondes néfastes, tous les parents en sont victimes finalement …
Cette semaine Miniature N°1 et moi sommes tombés sur un programme court destinés aux enfants issu des photographies de Yann Arthus Bertrand « La Terre vue d’Alban ». Sur la photographie de cette épisode le cimetière de Kyoto.
- C’est quoi ça à la télé papa ?
- C’est un cimetière ma chérie.
- A quoi ça sert ?
- Ouhla … ça sert à enterrer les gens qui sont morts et ça permet aux gens qui le souhaitent d’aller y mettre des fleurs et de venir penser à ceux qui sont morts.
- Ah bon ? Moi j’aimerai bien aller voir le cimetière du chien de Mamie.
- Euh, non ça n’est pas possible ma puce. Les chiens ne sont pas dans les cimetières.
- Ah bon ? ils sont où alors ?
- Dans un autre endroit spécialement pour les chiens. Mais on ne peut pas y aller.
- Et toi Papa, tu vas mettre des fleurs et voir ton Papa au cimetière ?
- Ca m’arrive oui.
- Et tu le vois ?
- Non, on ne peut pas les voir. Ils sont enterrés.
- Et … tu peux pas le déterrer ?
- Non, ça on ne peut pas.
- Pourquoi ?
- Parce que les gens qui sont enterrés doivent rester enterrés. On les laisse tranquilles.
- D’accord … Tu viens jouer aux Barbies ?
C’est difficile d’expliquer ce genre de choses aux enfants. Et en même temps il faut savoir dire les choses simplement et sans tabou … enfin, je crois. Toujours est-il qu’elle n’a pas eu l’air perturbée puisqu’elle a voulu enchainer avec les Barbies. Elle a simplement demandé à Mme the Cat, le lendemain, si elle aussi allait de temps en temps au cimetière.
On lui a déjà expliqué à quelques reprises le concept de mort. Que les gens ne sont plus là mais qu’ils sont présents dans notre coeur ou nos pensées. Mais c’est bien la première fois qu’on doit expliquer que le corps de la personne défunte est parfois enterrée et donc, toujours un peu présente …
Bon … sympa de commencer la semaine avec un article au thème si joyeux hein ?!
Une fois n’est pas coutume, je tenais à vous faire voir cette petite vidéo de Sophie Mateo mise en ligne sur le blog de François Gombert Bozablog (qui lui même l’avait vue sur le blog de Baptiste Roynette)
Cette vidéo fait écho à mon article d’il y a quelques jours évoquant le fait que les enfants d’aujourd’hui sont réellement en phase avec l’aire numérique.
Moi, j’aime !
et en plus ils lancent des idées qui sont loin d’être stupides …
J’ai décidé de partager avec vous (régulièrement si possible) les livres ou magazines préférés de mes 2 Miniatures.
Nous commencerons avec un livre qui plait beaucoup à Miniature N°2, 3 ans.
« Oscar en veut toujours PLUS ! »
aux éditions Nord-Sud. Par Joseph Theobald.
C’est un livre que je qualifierais de costaud. Il est composé de 11 bonnes grosses pages cartonnées qui résisteront aux doigts dégoulinants de bave et aux manipulations sans douceur. Idéal pour les tout petits, dès la naissance ou pour les arrière grand-mères.
Petite particularité, la couverture est tactile. En effet, Oscar le gros mouton y est représenté dans son costume 100% laine d’origine. C’est tout doux, Miniature et moi adorons !
A l’intérieur, les illustrations sont super belles, colorées et le graphisme n’est pas du tout mièvres.
L’histoire est simple : Oscar, un mouton plutôt joyeux, se réveille un matin tout énervé parce qu’il en a assez de ne pas courir aussi vite et sauter aussi haut que les autre. Il trouve ça injuste même si sa meilleure copine mouton, la belle Molly, lui dit qu’il est parfait comme ça. Alors Oscar trouve une solution pour grandir … mais ça prend vite une ampleur qui le dépasse un peu.
Tiens, ca me fait penser à Miniature N°1 qui a exprimé l’autre jour le même genre de frustration. « Moi j’en ai marre. Vous les adultes vous pouvez faire tout ce que vous voulez. J’veux plus être une enfant … »
Enfin, bref … ce livre pour enfants fait partie de nos préférés. Nous l’avions trouvé dans l’espace culturel de notre hypermarché.
Bon bah voilà … Bernard Pivot pour Miniatures vous souhaite une bonne lecture.