J’ai décidé de rassembler sous une même rubrique les articles dans lesquels je me mets à la place des enfants en les faisant parler avec nos mots à nous. Cette rubrique a pour nom « Pas si petit … » Pour l’occasion, j’ai écrit un nouveau texte que je vous laisse découvrir en espérant qu’il vous plaira.
Pouvoirs magiques
J’aime vraiment beaucoup mes parents mais je dois avouer que, parfois, ils me font honte. En fait, c’est leur naïveté qui me fait un peu honte. J’avais à peine 3 mois lorsque je m’en suis rendu compte pour la première fois. Un jour, maman est arrivée vers moi, les deux mains sur son visage et s’est mise à utiliser une petite voix criarde pour demander :
« C’est quiiiiii ? »
Ben maman, qu’est-ce qui t’arrive ? Tu nous ferais pas un Alzheimer précoce j’espère ?! Et je te rappelle que je ne suis pas encore en mesure de te répondre avec des mots, je n’ai que 3 mois. Et là, j’ai compris qu’elle jouait à cache-cache, en fait. Cachée derrière ses deux mains, façon autruche ! Et puis d’un coup, elle a écarté ses deux mains de son visage tout en criant :
« Coucouuuu ! »
Rho lala, ma pauvre maman. J’ai été pris d’un fou-rire mémorable. Tu imagines le truc ? Cachée derrière ses mains, elle y croyait à fond ma mère. Le pire, c’est qu’elle a recommencé ça des dizaines de fois en étant, à chaque fois, convaincue de devenir invisible derrière ses mimines. J’ai cru que j’allais mourir de rire à chaque fois. J’avais même du mal à respirer.
Un peu plus tard, quand j’ai enfin réussi à synchroniser mes mouvements, j’ai mis au point un petit sketch d’imitation de ma mère, histoire de faire rire mes parents. J’ai mis mes mains devant mes yeux et en avant la rigolade. Mes parents ont adoré. Je ne suis pas certain que ma mère ait compris que je me moquais d’elle mais elle était hilare.
Autant ma mère est vraiment nulle en cache-cache, autant moi, je suis super méga fort. Alors, j’ai décidé d’adapter un peu le truc à ma sauce.
J’ai d’abord utilisé mon doudou. Bien plus efficace que les mains, le doudou me rendait invisible à chaque fois ! Il suffit juste de bien le positionner. (je dis ça parce qu’avec mon père, par exemple, ça marche pas du tout. Il a juste l’air idiot). J’ai encore affiné ma technique avec des serviettes de table, des torchons et même quelques feuilles d’essuie-tout. Là encore, tout est question de bon positionnement.
Et puis un jour, j’ai découvert le pouvoir de la couette. Attention, c’est très très puissant comme pouvoir. C’est réservé à ceux qui pratiquent la magie depuis des années. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’on ne met pas de couette dans les lits des bébés.
La couette, te permet de disparaitre totalement aux yeux de tes parents mais aussi aux yeux des monstres qui grouillent dans les chambres. Dès que j’ai eu ma couette à moi, chaque soir au moment du coucher, je me cachais dessous et je laissais mes parents me chercher pendant des heures. Et non seulement ça rend invisible mais ça dissimule aussi parfaitement les sons ! C’est super pratique quand tu ne peux pas t’empêcher de glousser comme une dinde en savourant ton piège (De toute façon, tu ne peux pas t’empêcher de glousser tellement ça te fait halluciner que tes parents tombent dans le piège à chaque fois depuis des semaines).
Hier, j’étais caché sous ma couette en attendant que maman arrive dans ma chambre pour me lire l’histoire, comme d’habitude quoi. Mais quand ma mère est arrivé, elle est allée directement vers moi sans même dire la phrase rituelle « Oh ?! Mais il n’est pas dans sa chambre mon fils ! Mais où peut-il bien être ? ». Elle a juste soulevé la couette et m’a dit :
« Bon ça suffit maintenant ! On se dépêche un peu. J’en ai ras la casquette de ton cache-cache ! »
Oh lala, la mauvaise joueuse … j’y crois pas ! C’est pas de ma faute si tu as mis 1 mois à comprendre que j’avais une couette magique ! Pfffffff !
De toute façon, je m’en fiche. J’ai vu que ma sœur avait mis au point une nouvelle technique que je compte bien adopter dès ce soir. Il suffit juste de rassembler toutes ses peluches sous la couette en leur donnant la forme de ton corps. Après, toi, tu n’as plus qu’à te cacher derrière les rideaux de la chambre.
Ça fait une semaine que ma sœur fait ça chaque soir et mes parents tombent toujours dans le panneau.
Attends, je pense à un truc là … je me demande si mes parents ne seraient pas un peu limités côté cerveau de la tête …
Depuis quelques mois, le rituel du coucher pour les miniatures s’est un peu « amélioré » … Il est toujours constitué d’une histoire lue à chacune des filles ainsi que de 2 ou 3 chansons. Mais comme les miniatures sont un peu lassées des comptines traditionnelles, il arrive de plus en plus fréquemment qu’elles me réclament des chansons « inventées ».
Quand je suis inspiré, j’accepte de jouer le jeu. La chanson que je leur invente parle souvent de ce qui s’est passé dans la journée mais je leur demande aussi parfois de m’imposer un thème. Et je vous le donne en mille, les thèmes récurrents sont à base de Princesses, châteaux et autres contes de fées.
Ce soir, mon inspiration m’est venue en une fraction de seconde. J’ai regardé Miniature N°2 et je lui ai chanté ceci :
Pour entendre ma douce voix, cliquez sur le lecteur.
C’est ce qu’on appelle une chanson à message, un peu dans la veine de la nouvelle scène française, tu vois …
Et pour les parents qui souhaiteraient la chanter à leurs enfants, je vous laisse les paroles ici même.
***
Sais-tu c’qu’il y a dans ton nez ?
Des grosses bêtes, des grosses bêtes
Sais-tu c’qu’il y a dans ton nez ?
Des grosses bêtes qui vivent là cachées
Si tu mets tes doigts dans l’nez
Les grosses bêtes, les grosses bêtes
Si tu mets tes doigts dans l’nez
Les grosses bêtes vont l’attraper.
Quand tu le ressortiras
Tout au bout, tout au bout
Quand tu le ressortiras
Tout au bout, y’aura du caca
***
Voilà, je pars maintenant me réfugier dans une grotte … C’est bien la première (et la dernière) fois que je chante en public.
Quand tu as 5 ans, que tu veux faire plaisir à ton papa mais que tu ne sais pas trop comment t’y prendre, tu chopes au vol une idée issue d’une conversation anodine. Et je te le donne en mille Emile (ouais c’est bon, je sais que tu ne t’appelles pas Emile), c’est exactement ce que ma miniature a fait il y a quelques jours.
Dans cette conversation, je lui disais qu’il m’arrivait souvent, quand j’étais petit, de laisser des petits mots sur l’oreiller de ma mère ou de mon père et même sur chaque oreiller les jours de débordement d’amour … ou p’tet bien en prévision d’un truc à leur demander le lendemain. Bref, j’aimais bien laisser de petits mots de temps en temps et j’ai compris que ces surprises ponctuelles leur faisaient vraiment plaisir.
Le lendemain, Miniature N°1 a pris une feuille dans le bureau, un ou deux feutres et s’est installée sur une table à l’écart, histoire de s’assurer un maximum de discrétion (c’est une méthode issue des plus grands manuels d’espions). Sauf que … la Miniature en question est en Maternelle et n’a que 5 ans. Elle est très intelligente (c’est ma fille hiiiiii) mais pas au point de savoir lire et écrire toute seule. Alors la discrétion en a pris un p’tit coup quand elle m’a demandé « Papa ? Tu peux me dire comment on écrit Je t’aime et Bonne nuit ? ». Je lui ai épelé les mots et j’ai continué mon activité, l’air de rien, en sifflotant « En l’an 2001 » de Pierre Bachelet « fu fufu fufufu fufu fufufu » (je déconne hein … je ne siffle jamais du Pierre Bachelet, uniquement du François Feldman).
Une fois son travail d’écriture terminé, elle m’a demandé si elle pouvait aller à l’étage pour vérifier « un truc ». Sauf que ma Miniature n’est encore qu’au premier chapitre du guide de l’apprentie espion et qu’elle ne sait pas encore comment contrôler les expressions de son visage qui trahissent ses fourberies (bon, en même temps je n’avais pas besoin de ça pour savoir qu’elle me pipotait).
« Oui pas de soucis, tu peux y aller ma chérie. Mais ne fais pas trop de bruit car ta sœur fait la sieste.
Elle est redescendue de la chambre parentale avec un sourire de satisfaction qui en disait long, persuadée que je n’y avais vu que du feu (hihihi il est trop teubé mon père).
Un peu plus tard dans la journée, elle a quand même pris la précaution de me dire de ne pas aller dans ma chambre avant ce soir. Il a même fallu que je le jure.
Le soir, j’ai donc trouvé ce petit mot sur mon oreiller :
Et il y avait même un exemplaire personnalisé à destination de sa maman.
Vous remarquerez qu’elle me souhaite deux fois bonne nuit. J’y vois là une forme de remord pour toutes les nuits pourries qu’elle m’a fait passer depuis 5 ans (faites des mômes qu’ils disaient …)
Maintenant, j’espère qu’elle renouvellera l’opération quand elle saura écrire toute seule parce que je dois avouer que, même si je n’ai pas été surpris, j’ai trouvé ça top moumoute et trop mignon.
Voilà, c’était Till the Cat en direct de Guimauve Land. A vous les studios …
L’article qui va suivre me vaudra peut être un signalement à la DDASS, tant pis, il est temps d’assumer …
Je vais donc vous parler d’une chose très grave. Une chose que peu de parents osent assumer au grand jour.
Voici une petite liste des « réponses à la con » qu’il m’arrive de faire à mes Miniatures quand je suis un peu fatigué et qu’elles sont en mode « je pose la même question en boucle » .
Papa, on mange quoiiii ?!?
Ce soir, j’ai prévu une tarte aux mouches parsemée de poils de chiens moisis. Ça te va ?
J’peux jouer avec ton iPhone ?!
Mais bien sur ma chérie. Tu n’oublieras pas de le faire tomber 3 fois et de lui donner un bain dans les toilettes après ? Merci.
J’peux avoir un bonbon ?
Tu veux les dents pourries qui vont avec aussi ? Parce que tu vois, c’est un package complet …
Il est où mon Doudou ?!?
(Non, tu ne répondras pas DTC. Non, tu ne répondras pas DTC …) Je l’ai vu passer dans le jardin sur le tracteur-tondeuse du voisin. Il avait l’air super content de tondre la pelouse.
Pourquoi je suis obligée d’aller à l’école ?
Parce que je n’ai pas trouvé meilleur moyen pour me venger d’y être allé moi-même. Hihihihi (rire sadique)
J’peux avoir un bonbon ? (oui je sais que je l’ai déjà écrite cette là mais il y a plusieurs réponses possibles)
T’as deux euros sur toi ? Non ? Bin, tant pis.
Quand est-ce qu’on mange ?
Demain !!! C’est bien demain non ? Ouais, t’as raison. On va peut être attendre la semaine prochaine en fait.
Tu fais quoi là Papa ? (quand je suis en train de faire la vaisselle)
Bin là, tu vois, je suis en train de faire du poney. Il s’appelle Broutus. Il est mignon, hein ? Fais attention quand même, je crois qu’il mord les enfants.
On peut mettre des dessins animés ?!?
Vas plutôt faire tes devoirs ! Quoi ? … T’es en Maternelle ? Ouais bin raison de plus … Fini la glandouille. Ca fait 3 ans que t’es en Maternelle !
Papa ?! C’est quand qu’on arrive ?!?
Ah mais je t’ai pas dit ? On arrive jamais en fait. On a prévu de vivre dans cette voiture et de rouler toute notre vie. T’es contente ?
Papa, je t’aime … Hey Papa !! T’as entendu ou quoi ?!?
Oui oui. Moi aussi je m’aime …
Fatigué, moi ? Non non. Pas du tout. Les enfants sont formidables.
Je file, c’est l’heure de ma leçon de poney. A plus !
Et si on chantait un peu ? Ça vous brancherait un p’tit coup de « Notre Dame de Paris » version The Cat ? Non ? Bin tant pi … J’ai décidé de vous pourrir la journée en vous mettant cet air là dans la tête.
A lire en ayant la musique (et éventuellement la voix de Garou) dans la tête !
Cliquez donc sur le lecteur, ça devrait vous aider
« Bêêêêle » – Notre Drame de Parents
***
Bêêêêle !
C’est un mot qu’on dirait inventé pour elle
Quand elle crise, qu’elle hurle pendant que j’suis au tel
Impossible de parler tranquille, de s’concentrer
Alors je sens l’enfer s’ouvrir sous mes pieds
J’ai fait les gros yeux à cette petite peste infâme
Pourquoi continue-t-elle à brailler comme un âne ?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre ?
Pour qu’elle comprenne enfin qu’il faudrait mieux se taire
O ma chère fille !
Oh ! Laisse-moi rien qu’une fois
Parler au téléphone, en silence, fais ça pour moi
Bêêêêle
Est-ce le diable qui s’est incarné en elle
Pour qu’elle me fasse à chaque fois le même rituel
Dès que ça sonne, elle multiplie les décibels
Pour m’empêcher de comprendre qui m’appelle
Elle porte en elle cette passion pour le bordel
Si elle continue j’vais devenir un criminel
Elle
Je sais qu’c’est ma fille mais là j’réponds plus de rien
J’veux juste pouvoir parler avec d’autres êtres humains
O ma chère fille !
Oh ! laisse-moi rien qu’une fois
Téléphoner en silence, vas-y, Tais toi !
***
Bien entendu (oui, c’est le mot), cette libre adaptation n’engage que moi … enfin … peut être que ça vous parle aussi un peu, non ?
DERNIERE MINUTE !!! (12h30)
Les lecteurs de ce blog étant formidables, j’ai reçu à l’instant une interprétation chantée de « Bêêêle ». Le chanteur : Xavier (PAF dont je vous ai dressé un portrait il y a quelques semaines). Merci Xavier ! Je ne me remets pas de cette version … mouahahah ! (et si tu veux t’attaquer à une autre chanson, j’ai fait ici une autre adaptation de tube qui pourrait te plaire)
Voici donc la version chantée par Xavier :
Je crois qu’il ne nous reste plus qu’à tourner un clip
Avez-vous remarqué comme on supporte beaucoup mieux ses propres enfants que les enfants des autres ?
Le premier exemple qui me vient à l’esprit concerne le bruit. On trouvera toujours que les enfants des autres font plus de bruit que les nôtres. A l’époque où je vivais en appartement, les voisins du dessus avaient 3 enfants. Ces enfants là ne savaient pas se déplacer autrement qu’en courant. Un peu comme des mini Forrest Gump, ils couraient tout le temps. Et non seulement ils couraient tout le temps mais ils portaient aux pieds des sabots en plomb. Si si ! Je vous jure qu’au bruit qu’on entendait dans notre appartement, leurs sabots étaient en plomb … ou en béton armé peut être … enfin bref, la question n’est pas là.
Ils couraient donc à longueur de temps et ne s’arrêtaient que pour jouer aux billes avec des boules de bowling. Là où nous avons eu de la chance, c’est que le sol de leur appartement était recouvert de moquette et comme vous le savez, la moquette est un super isolant phonique ! Bon … nos voisins du dessus avaient choisi d’installer une moquette en carrelage … ça perd un peu de son pouvoir isolant du coup (d’ailleurs faites attention à ça quand vous choisissez une moquette, c’est le même problème avec les moquettes en parquet). A cette époque là nous n’avions pas encore d’enfant. Aujourd’hui, heureusement nous vivons en maison. Je pense que nos voisins péteraient une durite au bout de 2 jours si nous devions de nouveau vivre en appartement. Les décibels produits par mes filles lorsqu’elles se chamaillent (c’est-à-dire 47 fois par jour) sont équivalents à ceux produits par un Airbus A320 au décollage. Donc là au moins, les seuls qui subissent ces nuisances, c’est nous.
Autre exemple : quand vous êtes confinés dans un lieu public du genre salle d’attente ou transport en commun. Les mômes des autres sont toujours insupportables n’est ce pas ?
Ils balancent des jouets dans tous les coins de la salle d’attente, déchirent les magazines tout neufs de 1996, commentent à voix haute que la dame assise au fond ressemble au monstre dans le dernier Disney. Alors que les vôtres, pas du tout ! Ils jouent tranquillement avec les jouets en les disposants de manière stratégique à différents endroits de la pièce. Ils s’exercent au recyclage de vieilles brochures sur l’hygiène bucco dentaire en les pré-déchiquetant. Et surtout, ils font preuve de beaucoup de maturité en partageant avec l’assemblée leur sentiment sur dame nature qui est parfois facétieuse avec le physique de certaines personnes.
Et enfin, dernier exemple. L’odeur de la matière qui tapisse le fond de leur couche quand ils sont bébés. Le caca de votre enfant pue, on est bien d’accord. Mais le caca des enfants des autres pue cinq fois plus ! C’est véridique. D’ailleurs, quand tu reçois des amis à la maison et qu’ils viennent avec Arthur, leur petit dernier. Qui sent, avant même ses propres parents, qu’Arthur vient de boucler son cycle digestif ? Vous !
« Oh oh … je crois qu’Arthur à fait son p’tit popo » (oui, on devient un peu con-con quand on parle du caca des autres et on utilise des mots comme popo).
« Ah bon ? Attends, je vais vérifier ». Là, tu vois les parents d’Arthur obligés de coller leur nez sur le pantalon d’Arthur pour se rendre compte de l’odeur …
Et si par malheur ses parents décident de le changer dans un rayon de moins de 100m, vous aurez les yeux qui piquent et le repas du midi qui crie Raoul … Alors que, quand vous changez la couche de votre enfant, vous sentez bien que ça schmoute, mais … ça va. C’est un peu comme pour nos propres pets cette histoire là, en fait.
Enfin voilà. Tout ça pour dire qu’on supporte mieux nos enfants que les enfants des autre même si les nôtres sont tout aussi insupportables la plupart du temps. Ou alors, c’est un réflexe de survie que développe notre corps inconsciemment, histoire de pouvoir encaisser pendant de nombreuses et longues années.
Dans la série « Plus ça va et plus les miniatures grandissent », j’ai la joie (c’est une formule hein. En vérité ça ne me réjouit pas tant que ça) de vous informer que Miniature N°1 ne fait plus de sieste l’après midi.
A 5 ans, cela n’a rien d’extraordinaire en fait. Je connais pas mal de parents qui ont renoncé bien avant cet âge à lutter contre leur miniature refusant catégoriquement d’aller se coucher (et par la même occasion de laisser leurs parents souffler pendant quelques heures).
Nous avions conservé ce moment de repos obligatoire pour plusieurs raisons.
La première, parce que la miss en avait réellement besoin. Elle affiche assez souvent des cernes de Night Clubbeuse à faire pâlir d’envie Cathy Guetta et devient un monstre infernal en fin de journée quand elle n’a pas sa dose de sommeil.
Deuxième raison, l’école impose aux miniatures de moyenne section un temps de repos en début d’après midi.
Dernière raison, il faut bien avouer que c’était pour moi un vrai moment de répits nécessaire dans ma journée de Paf.
Depuis quelques temps, il devenait de plus en plus difficile de la motiver à aller au lit l’après midi. De plus, après chaque sieste, ses yeux trahissaient qu’elle n’avait pas passé une seule seconde à dormir. En ce début d’été nous avons donc pris la décision de faire une croix sur mon moment préféré de la journée et d’autoriser Miniature à rester avec moi pendant que sa sœurette de 3 ans pionce paisiblement. (Précisons que la sœurette en question ADORE dormir, contrairement à Miniature N°1)
Il y a cependant quelques règles qu’elle doit respecter.
Interdiction de dépasser les 12 décibels. Interdiction de solliciter Papa toutes les 2mn (notamment parce que je profite de ces 2 heures pour bosser un peu). Et également, obligation de ne pas râler si un jour nous jugeons qu’elle a l’air d’avoir vraiment besoin de repos et l’invitons à aller siester un peu. Ce fût d’ailleurs le cas dès le surlendemain. Elle était épuisée par la chaleur étouffante et accepta volontiers d’aller dormir. Je l’avais autorisée à sortir de sa chambre quand elle le voulait, sans attendre que ce soit l’heure de se lever. Et bien croyez moi ou pas, mais elle a dormi encore plus longtemps que d’habitude.
Comme quoi, il ne suffit pas de vouloir jouer les grandes pour que toutes les habitudes de la petite enfance passent illico à la trappe.
Et chez vous alors ? A quel âge vos enfants ont-ils dit adieu à la sieste ?
Nous lui avons fait découvrir le cinéma ! Elle en avait beaucoup entendu parler par sa frangine qui y avait goûté à peu près au même âge. Elle savait que le volume sonore risquait de lui poser problème. Miniature N°2 déteste quand le son est un peu fort sauf pour écouter ses chansons préférées dans la voiture. Par contre, un bus qui passe dans la rue et elle se met les 2 mains sur les oreilles. Après plusieurs mises en garde pour s’assurer qu’elle avait bien compris que ses oreilles seraient mises à mal, nous avons pris la décision de tester l’aventure.
Dimanche matin nous avons donc décidé de profiter d’une séance en matinée et de ses tarifs avantageux (parce que sinon ça coûte un œil, il faut bien le dire) pour aller au cinéma en famille.
Notre choix de film : « SHREK 4 »
Le cinéma du coin proposait une version 3D et une version 2D. Allez, soyons fous, choisissons la 3D !
Miniature N°2 semblait ravie de déambuler dans les couloirs du cinéma jusqu’à notre arrivée dans le sas où elle s’est plaint d’un manque certain de luminosité. (jamais totalement contente celle là)
Une fois dans la salle, la miss semblait très à l’aise et impatiente de chausser ses grosses lunette 3D.
Dès les premières pubs, Miniature s’est empressée de protéger ses oreilles avec ses mimines. Et puis elle s’est rapidement habituée au volume sonore.
Vous voulez savoir si nous avons aimé le film ?
Moi j’ai beaucoup aimé. Je suis content que nous ayons choisi de le voir en 3D car elle est parfaitement réussie ! Les premières minutes sont d’ailleurs assez bluffantes. L’humour des précédents épisodes est encore une fois au rendez-vous. Miniature N°1 (5ans) à beaucoup aimé aussi. Aujourd’hui, elle nous a même ressorti quelques répliques qui l’ont fait rire (comme par exemple « Fais un Grrrr ! »)
Concernant Miniature N°2 l’expérience est plus mitigée. Au bout de 25mn, elle a commencé à trouver le temps long. Je pense que les grosses lunettes 3D ne l’ont pas aidé à profiter pleinement de cette expérience. Il faut dire qu’elles sont assez lourdes pour un nez miniature de 3 ans. A peine étions nous levés de nos fauteuils qu’elle nous réclamait d’aller à Disneyland. Un peu comme s’il fallait passer aux choses sérieuses maintenant.
Mme the Cat, qui était assise juste à côté de Miniature N°2, n’a pas pu profiter pleinement du film car elle a dû gérer la miss qui bougeait et jouait avec ses lunettes.
Bilan mitigé donc. Je pense que la prochaine fois nous irons voir un film en 2D, avec une histoire et des personnages peut être plus adaptés à ses 3 ans.
Malgré tout, nous étions heureux d’avoir pu aller au cinéma en famille pour la toute première fois !
C’est ça qui est bien quand les miniatures grandissent. Ca ouvre d’autres possibilités de loisirs.
Pour ce deuxième épisode j’ai décidé de vous parler du dernier livre que nous avons acheté pour Miniature N°1 (5 ans).
« Ours qui lit » est un livre édité chez Didier Jeunesse. Il s’agie d’une histoire d’Eric Pintus illustrée par Martine Bourre ; une illustratrice au style très reconnaissable puisqu’elle utilise toute sorte de matériaux comme le tissus, le carton et tout ce qui lui passe sous la main pour illustrer merveilleusement les histoires pour enfants.
« Ours qui lit » c’est l’histoire d’un Ours qui lit … voilà, merci et à bientôt !
Bon, sérieusement … C’est l’histoire d’un Ours qui est tranquillement posé quelque part dans la forêt et qui est en train de lire un livre. La scène est tellement incongrue que chaque animal qui passe à proximité de cet Ours ne peut s’empêcher de lui demander ce qu’il est en train de lire. A chaque animal, Ours répond la même chose : « Je lis la liste des animaux que je dois manger aujourd’hui ». Bien entendu, l’animal trop curieux demande ensuite à Ours s’il figure sur la liste et … « Ours le bouffe ! » Oui, c’est écrit tel quel. Il le bouffe ! Cette formulation semble choquer certains parents ou enseignants un peu prudes. Moi, elle ne me choque pas. A chaque fois que nous arrivons à cette phrase, je vois ma miniature qui sourie discrètement, bien consciente que la formulation est un peu familière.
Tout au long de l’histoire, il y a des petits détails qui m’ont bien plu. On apprend par exemple le nom de la femelle et de ses petits pour chaque animal qui termine en Big Mac pour Ours. Il y a aussi, sur chaque page, ce petit picto symbolisant l’Ours et évoluant au fil de l’histoire. Et puis il y a cette chute qui est vraiment très drôle. (non, je ne vous la dévoilerai pas)
Bref, Miniature N°1 et moi avons beaucoup aimé ce livre.
Et si un jour vous croisez un Ours qui lit tranquilos dans la forêt, passez votre chemin … On ne dérange jamais un Ours qui lit !
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Bon, par contre à un moment ils disent que le petit du Blaireau s’appelle le Blaireauton. J’ai vérifié, ce n’est pas ça … Et NON, le Blaireauton n’est pas non plus une émission de télé caritative pour aider les abrutis … bref, y’a comme un mystère là …
Voici un nouveau texte écrit dans le cadre de ma collaboration avec la crèche. J’y évoque les notions de règles et de limites. (et les contradictions qui y sont liées)
A quel âge devient-on adulte ? Je demande ça parce que, moi, j’ai eu 2 ans et demi il y a 2 jours et j’ai l’impression que ça ne suffit pas encore. Par contre mes parents, eux, sont adultes. On peut même dire qu’ils sont carrément vieux puisque Papa a 34 ans et que Maman en a 32. En fait, à part Mamie qui a connu les Mammouths, je ne connais personne de plus vieux qu’eux.
Tu veux savoir pourquoi j’ai tellement hâte de devenir adulte ? C’est simple. Les adultes ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Par contre, quand tu n’es qu’un simple enfant, c’est tout le contraire !
Les adultes ce sont les chefs. « Ne mange pas les croquettes du chien ! », « Non ! Le lecteur DVD n’aime pas la compote ! », « ON NE DESSINE PAS sur les murs !!! » … Et puis, par exemple, s’ils te disent que c’est l’heure d’aller te coucher alors que tu pètes la forme, tu n’as pas le choix, tu dois obéir sinon ils crient super fort. Moi j’ai essayé de crier super fort aussi mais ça ne fonctionne pas, ils crient encore plus fort que moi et ça me fiche la trouille.
Les parents, ils disent sans arrêt qu’il y a des règles et qu’il faut les respecter. C’est facile pour eux de dire ça puisque ce sont eux qui les décident ces règles. En plus, même eux ne les respectent pas toujours. Par exemple, il y a la règle qui dit : il est interdit de dire des gros mots.
Moi, au début je ne savais même pas que les mots pouvaient être minces ou gros. Tu sais comment j’ai compris que certains mots étaient interdits ? En entendant mes parents les utiliser !!! C’est le comble non ? Moi, autant je maitrise pas mal l’écrit, autant j’ai encore un peu de mal avec l’oral. Alors je m’applique à bien répéter dans ma tête les mots que j’entends. Un jour, j’ai entendu Papa dire : « Merde, avance ! ». Il venait de dire ça parce la voiture de devant ne roulait pas assez vite. Et ça, ça l’énerve toujours mon papa. Alors, je me suis d’abord entrainée dans ma tête pour pouvoir dire le mot bien comme il faut. Et puis un jour, j’ai fait tomber mon p’tit suisse par terre. J’y avais à peine gouté, j’étais verte ! J’ai jugée la situation assez énervante pour pouvoir utiliser mon nouveau vocabulaire et j’ai dit :
« Meeerde ! »
J’étais super fière de leur montrer que je savais utiliser un nouveau mot à bon escient. J’ai fait un effet bœuf ! … mais pas tout à fait le genre d’effet que j’espérais … Mes parents m’ont dit qu’on n’avait pas le droit de dire ce mot là et que c’était même un GROS mot !
Et c’est un peu pareil pour tout. Les adultes décident quand on a le droit de faire les fous, quand on a le droit de chanter fort etc. etc … Les adultes appellent ça les limites. Souvent je les entends me dire que je dépasse les limites. Ok, je veux bien comprendre qu’il y ait des limites. Mais mince alors (tu as vu ? Je n’ai pas dit merde alors que là, par exemple, je suis énervé) arrêtez de les changer tout le temps ces limites ! Sinon, nous les enfants, on est obligés de vous tester pour savoir où elles sont !
Et en général vous n’aimez pas trop ça quand on les teste …
Et puis il y a un dernier truc qui n’est pas très logique. Moi j’ai vu que les autres enfants n’avaient pas tous les mêmes règles. Ce sont eux qui décident dans ces familles là ? Parce que je dois bien avouer que voir d’autres enfants faire des trucs que je n’ai pas le droit de faire, bah … je trouve ça pas très juste.
Finalement je pense que Maman a raison … j’ai bien le temps pour devenir adulte. Surtout que j’ai l’impression que ce n’est pas simple quand on a des enfants.
Ah oui, au fait ! Les Mammouths de Mamie c’étaient les supermarchés hein … pas les éléphants tout poilus.