Archives pour la catégorie “Ras la casquette !”

Raison N°1 :

Vous avez épousé une femme très persuasive

Raison N°2 :

Vous souffrez d’un alzheimer précoce

Raison N°3 :

Vous avez épousé une femme très persuasive

Raison N°4  :

Vous souffrez d’un alzheimer précoce

Raison N°5 :

euh …

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Hier est tombée une dépêche AFP informant que les Papas pouvaient, eux aussi, être atteints du fameux Baby Blues.

Selon une étude américaine 8% des pères connaissent une dépression prénatale ou post-natale (jusqu’à 14% rien qu’aux Etats Unis). Le plus souvent, cette dépression arrive dans la période de 3 à 6 mois après la naissance.

En voilà une étude intéressante !

Le Baby Blues n’est plus réservé aux femmes ! Wouhouuuu !!! Moi qui prône à longueur d’articles l’équité Hommes-Femmes, je ne peux faire autrement que me réjouir d’une telle découverte ! Non, plus sérieusement, y’avait-il réellement besoin de réunir 28 000 personnes pour prendre conscience d’une telle chose ? Evidemment que les papas sont dépressifs quelques jours avant la naissance et quelques temps après.

Avant la naissance, on passe notre temps à se faire engueuler. Mais c’est normal, on a la chance de ne pas avoir le bide squatté par une masse mouvante qui s’amuse avec notre vessie (enfin, sauf ceux qui  abusent régulièrement du chili con carne arrosé de bière). Et puis avant la naissance encore, il faut bien avouer que le stress monte, on prend conscience que c’est bientôt la fin d’une forme de liberté, les nuits sont déjà merdiques (parce que Madame n’arrive pas à trouver une position confortable et passe son temps à se retourner. Je sens que je vais me faire huer dans les commentaires …), que votre vie sexuelle est partie en vacances avec Mme Libido de Lafuturemaman. Enfin bref, y’a de quoi avoir le blues non ?

Et pour ce qui concerne la dépression post-natale, là encore ça s’explique bien. Ce n’est pas facile de faire une croix aussi brutalement sur les nuits paisibles et le sommeil réparateur. Au début ça va hein …  tu tiens le coup en buvant du café ou même des boissons énergisantes. Mais à la longue ton moral en prend un sérieux coup. Et quand ça fait 3 mois que tu vis la night sans avoir une seule fois remis les pieds dans un restaurant, une salle de spectacles ou un bar … forcément, t’as le blues. Il y a aussi ce sentiment très fort de responsabilité qui n’est pas forcément facile à gérer. Et puis bien souvent, ta vie sexuelle t’informe par mail qu’elle prolongerait bien encore un peu ses vacances au soleil.

Allez, je vais redevenir sérieux deux minutes. 10 à 30% des femmes sont touchées par le baby blues. L’étude explique que lorsqu’un des deux parents est touché, il y a de fortes chances pour que l’autre en subisse les conséquences et sombre lui aussi dans le blues. Il semblerait même que ce blues soit préjudiciable au bon développement de l’enfant d’un point de vue émotionnel ou comportemental. Il faut donc prendre en charge le couple ou même la famille dans son ensemble lorsque l’on veut s’attaquer au problème du baby blues.

Désormais, les papas qui ont le moral dans les chaussettes ont donc aussi le droit de dire sans honte qu’ils souffrent d’un baby blues. Alors profitez en pour vous serrez les coudes, fraternellement ! Les Blues Brothers, c’est bon pour le moral.

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Elles m’épuisent …

Je me réjouissais à l’idée d’une Miniature N°1 qui allait passer la journée complète à l’école cette année. Elle rentre quand même manger à la casa hein, mais si elle continue sur sa lancée de chieuse championne du monde elle va finir par gouter au délicieux hachis parmentier de madame cantoche !

Ces temps ci il est impossible de laisser les 2 miniatures ensembles sans que cela ne tourne aux hurlements, pleurs, cris stridents et j’en passe …
Elles me rendent dingue !

Ca commence dès le matin. N°1 est plutôt matinale alors que le reste de la famille, pas du tout. Du coup le matin elle nous parle sans arrêt sans prendre en compte notre temps d’adaptation. N°2 a besoin de temps pour émerger. Et quasiment tous les matins c’est le même cinéma. N°1 joue la chef et dit à sa sœur de mettre son biberon ici, de ne pas toucher à ça, de manger ceci … bref, elle veut diriger les opérations et ça a le dont de rendre dingue sa sœur. Alors ça hurle …

Ensuite les jours d’école elle est expédiée là bas à 8h50. La matinée se passe alors dans le calme pour N°2 et moi. On file à 11h45 pour récupérer la miss et c’est reparti pour un tour … Dès la seconde où elle rentre dans la voiture c’est : Non, c’est moi qui me met dans ce siège là ! C’est pas toi ! Et donne moi le livre que tu as, c’est à moi ! etc etc …

A la maison, si j’ai besoin de plus de 5mn pour préparer le repas, elles en profitent pour se bouffer le nez.
L’école ne reprend qu’à 13h20 donc, à moins de faire un repas de plus d’une heure (ça n’arrive jamais je te rassure), elles sont de nouveau « obligées » de jouer ensemble pendant un trop long moment. Ah oui parce que, malgré tout ça, il leur semble impossible de jouer chacune de leur côté … nan, elles préfèrent continuer leur petite guerre de frangines. Donc chaque midi d’école, alors que je ne rêve que d’un petit café pris au calme, c’est souvent l’apogée de leurs combats.

Le pire dans tout ça c’est que N°1 fait semblant de ne pas m’entendre quand je pousse ma gueulante. Elle est même parfois limite insolente. Ah, et puis j’ai remarqué un truc curieux … j’ai l’impression qu’elles sont équipées d’un radar anti-papa parce que plus je m’éloigne d’elles et plus les combats sont intenses.

A côté de ça je vois bien qu’elles s’adorent et se disent souvent je t’aime en se faisant des bisous. Elles veulent juste imposer à l’autre une forme d’autorité qui me dépasse.

Enfin voilà, tout ça pour dire que ces périodes là sont usantes. Que dans ces moments là tu en viendrais presque à regretter d’en avoir fait 2 !
On me dit souvent : « C’est fou le nombre de cheveux blancs que tu as maintenant ». Ouais bah c’est surement un effet secondaire de ma vie de PAF. L’abus d’emmerdeuses à la maison nuit gravement à la santé de mes cheveux !

Ca fait du bien parfois de pousser son p’tit coup de gueule. Avoir des enfants ce n’est pas QUE du bonheur … nan nan …

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La vie c’est comme une boite de chocolats qu’il disait le gars Forest. Pour ma part je dirai plutôt que la vie c’est comme être sélectionneur de l’équipe de France de foot.

J’ai de plus en plus souvent l’impression d’être Raymond Domenech. Non pas que j’aime me ridiculiser devant les cameras ou que j’ai une coupe de caniche abricot mais plutôt parce que c’est vachement pas simple de gérer une équipe.

De toute façon ça commençait mal. Pour le recrutement de l’équipe je n’ai même pas eu mon mot à dire. C’est le président du club (un sombre financier qui se fait appeler Dieu) qui a tout géré tout seul. Il a organisé les transferts sans même me demander si je préférais tel ou tel profil de joueur. Par contre, bien entendu, charge à moi de faire en sorte qu’ils ne manquent de rien à leur arrivée.
Heureusement j’avais mon assistante pour m’aider dans cette tâche. On a dû redécorer tout l’espace de vie pour qu’ils s’y sentent bien. On s’est ruiné en équipement dernier cri chez les meilleurs équipementiers. On a même dû se plier à leurs habitudes alimentaires ! Enfin bref, des frais, des frais et encore des frais. Au début, pour me donner du courage, je m’accrochais à l’idée qu’il y aurait de bons résultats. Que notre investissement en temps ou en argent serait rapidement compensé par une osmose gagnante. Et bien c’est mal barré …

Ca fait maintenant 2 ans que l’équipe est formée. Le joueur le plus expérimenté, Miniature N°1, est assez instable dès qu’il s’agit de mettre en place le jeu collectif. Elle a bien des difficultés à partager le ballon avec sa coéquipière. Pire, elle prend un malin plaisir à toujours revendiquer la propriété de chaque ballon que N°2 prend pour s’entrainer. Pendant les matchs je l’ai même surprise à tacler, tirer les cheveux et le maillot, pousser sa camarade pour le plaisir de la voir manger la pelouse.

Quand tu entends « Allez les bleus » c’est pas pour t’encourager à en faire sur les jambes de ton coéquipier, merde !

N°2, après plus d’un an à supporter ces agissements a fini par adopter le même genre de comportement. Au début elle ne montrait son opposition que par des cris stridents sur le terrain mais en grandissant elle a rapidement compris que les actes étaient bien souvent plus efficaces. Dernière arme utilisée : sa dentition ! En pleine séance de jeu, N°1 se met à hurler que sa coéquipière venait de lui mordre l’épaule. N°2, elle, bafouillait à son tour que N°1 l’avait au préalable tapée.

A l’école d’entraineurs personne ne nous apprend à gérer ce genre de conflits et c’est bien dommage. En fait y’a même pas d’école hein … On te nomme entraineur comme ça, du jour au lendemain. Tu passes de joueur vétéran à entraineur en à peine 9 mois. Y’a bien quelques anciens entraineurs qui écrivent des bouquins pour vendre prodiguer leurs conseils mais c’est comme pour tout hein … y’a du bon et du mauvais. Parait même qu’il y en a qui osent te refiler leur méthode sans même avoir réussi à mener une équipe jusqu’en ligue des champions.

On m’avait dit que c’était bien d’avoir des joueurs avec peu d’écart d’âge. Que ce n’était pas toujours facile les premières années mais que plus tard j’apprécierai de les voir très complices et pouvant jouer en presque parfaite osmose.
Bah c’est faux !
Ce n’est pas que « ce n’est pas toujours facile les premières années » c’est que c’est super l’horreur presque en non-stop ! C’est usant …
Y’a un autre truc qui m’énerve gravement. Ce sont les entraineurs amnésiques. Ceux qui semblent avoir oublié à quel point mener son équipe sur la plus haute marche du podium demande des efforts quotidiens. Ceux qui s’offusquent quand tu oses te plaindre de la difficulté de la tache ou encore ceux qui ont pratiqué le politiquement correct toute leur carrière en refoulant bien profondément leur envie de dire aux journalistes sportifs qu’ils en avaient ras la casquette.

Enfin bref … demain y’a une nouvelle séance d’entrainement. Il faut que je trouve en moi la force de les préparer à jouer la ligue des champions. Celle qui ne fait pas de cadeau aux joueurs les plus faibles. Celle dans laquelle les arbitres sortent leur carton rouge plus vite que Cindy de secret story ne sort ses seins.

Sur ces mots je vous laisse, faut absolument que je trouve de l’E.P.O … pas pour elles hein … pour moi. J’ai peur de ne pas tenir jusqu’à la fin du championnat.

Merci aux frères de l’abbaye du Chaussé aux moines pour l’illustration sonore.

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Aujourd’hui fût le jour d’un affrontement terrible entre une salariée, Miniature N°2, et la direction du Site « Maison The Cat ». Une lutte sans merci qui débuta vers 15h30.

Monsieur The Cat, directeur du site depuis Avril 2005, veillait au bon déroulement des opérations courantes lorsque Miniature N°2, salariée de l’entreprise depuis Avril 2007, lui fît part d’une grève surprise sur le site même. Ses revendications étaient simples : Refus total d’utiliser ses jambes pour monter ou descendre l’escalier reliant les deux parties vitales du site. Elle réclame par ailleurs que ce soit Monsieur The Cat en personne qui la transporte dans ses bras du secteur haut au secteur bas. Monsieur The cat qui n’en était pas à sa première gestion de crise ne prit pas, dans un premier temps, ces revendications au sérieux . C’était mal connaitre le caractère obstiné de Madame Miniature N°2.

A 15h39, débutèrent les premières négociations.

Monsieur The Cat expliqua qu’il était totalement inconcevable pour une salariée du site de ne pas utiliser cet organe vital par ses propres moyens. De plus, il fît remarquer à Madame Miniature N°2 qu’en plusieurs mois d’utilisation de cet escalier par ses propres moyens, elle n’avait encore jamais évoqué de quelconques difficultés innérentes à sa peur ou à un disfonctionnement dudit escalier. Il rappel ensuite à la grèviste que ses fonctions de directeur ne lui permettent pas de jouer les ascenseurs à temps complet.

16h07 : Radicalisation du mouvement.

Monsieur The Cat tente une nouvelle approche en évoquant le fait que Madame Miniature N°2 était sur le point de manquer la pause casse-croute quotidienne de 16h en compagnie de Mme Miniature N°1, salariée non solidaire du mouvement de grève. La gréviste restant totalement hermétique à ces nouveaux arguments monta d’un cran la pression sur le patronnat en menacant de faire exploser les tympans de la direction.

16h41 : Monsieur The Cat monte le volume de la télévision qui diffuse un épisode de Bali, programme préféré de Mme Miniature N°2, dans l’espoir de faire plier la rebelle. C’est sans résultat. Il en fût de même concernant la tentative de corruption à base de chocolat.

17h02 : Retour à la table des négociations.
Monsieur The Cat propose de couper la poire en deux. Il veut bien accompagner Mme Miniature N°2 dans sa descente d’escalier en lui tenant la main ou en s’asseyant sur les marches à ses côtés mais en aucun cas, il n’acceptera de fléchir en acceptant d’utiliser ses bras pour transporter la gréviste.
Nouveau refus de la salariée mécontente. Elle campe sur ses positions. Ce sont les bras ou rien. Si ses revendications ne sont pas acceptées elle est prête à aller jusqu’à la grève de la faim.

17h52 : Miniature N°1, salariée non grèviste, propose à la direction de prendre en main les négociations. Monsieur The Cat accepte volontier. Les deux salariées tentent de trouver un accord. N°1 propose à peu près les mêmes choses que son directeur. Elle prend même l’initiative d’initier sa collègue à l’utilisation de l’escalier en lui décorticant chaque étape de son mode d’emploi.

Rien n’y fait … N°1 revient vers la direction pour faire son rapport.

« Bon bah j’crois qu’elle va dormir sans manger. J’peux prendre son goûter ? »

La grèviste reste à l’étage, à proximité de son poste de travail … elle gère son temps de grève en alternant les activité … elle hurle un peu … elle tend l’oreille … elle hurle … elle tend l’oreille … elle hurle …

18h46 : Monsieur The Cat prend une décision importante. Il va faire appel au G.I.G.N le Groupement Intrafamilial des Grosses Negociations. La représentante du G.I.G.N (Mme The Cat) intervient dès son retour du bureau. Elle tente en premier lieu les mêmes manoeuvres que la direction. Elle flatte la grèviste en lui indiquant à quel point elle est essentielle à l’entreprise.

« Tu es grande ma chérie. Tu sais parfaitement bien descendre un escalier ! »

19h03 : La grèviste semble vouloir faire preuve de bonne volonté. Elle accepte de couper la poire en deux et de descendre l’escalier en tenant la main de Mme The Cat. A mi chemin elle tente un ultime retour en arrière mais l’expérience de Mme the Cat associée à celle du directeur achèvent de la convaincre de revenir à la raison.

La direction a su faire face à cette situation de crise en moins de 4h grâce au soutien du G.I.G.N. L’entreprise va de nouveau pouvoir reprendre sa marche habituelle … mais pour combien de temps ?
Il semblerait que Mme Miniature N°2 soit rentrée dans la phase dite « d’opposition ». Les conflits sociaux risquent donc de se répéter encore plusieurs années. Heureusement, la direction pourra toujours compter sur l’intervention du G.IG.N ainsi que sur son expérience passée avec l’employée N°1 qui est sortie depuis peu de cette même phase compliquée.

Va quand même falloir qu’elle fasse attention la rebelle … si elle pousse le bouchon trop loin elle va finir mutée chez les ch’tis! 

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Un p’tit message de ras l’bol hein … faut pas se leurer c’est pas toujours tout rose d’être père au foyer …

Là justement je suis en plein moment « pas rose ».

Y’a un moment essentiel dans ma journée : La sieste des filles !
C’est en général le moment de repos, de glandouillage sur le net, le moment de break quoi …

Sauf que là, mini miss number two a décidé de ne pas dormir. Bien entendu, elle l’exprime de façon très sonore.
Le hic c’est que number one dort déjà et risque d’avoir sa sieste raccourcie à cause des hurlements de sa chère soeurette.

Résultat des opérations : 2 miniatures bien fatiguées en fin d’après midi qui vont être trèèèèèèèèèès irritable :o ( et certainement un papa qui va suivre le même chemin hein.

Bon bah voilà … ça va pas faire avancer le bouzin mon p’tit message du jour mais au moins j’ai partagé un bout d’expérience avec vous :o )

Finalement, après 40mn de bataille je crois que je viens de remporter la manche.

Mini miss numer two : 0 – Papa : 1

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