Je déteste les pharmaciens !
Tu veux savoir pourquoi ?
Pour tout un tas de raisons.
Avant d’avoir les miniatures, je ne fréquentais la pharmacie du coin que très épisodiquement … deux ou trois fois par an. (ouais j’avais une santé de fer) Et puis les Miniatures sont arrivées, chacune avec sa cargaison d’ordonnances. Parce que ça démarre dès la veille de la sortie de clinique les ordonnances. Ce n’est pas parce que les enfants sortent de là bas pleins de maladies (quoique malheureusement ça peut arriver) mais parce que la pédiatre de la clinique te refile le bébé avec le mode d’emploi pour l’entretien général.
Par exemple : le produit miraculeux pour finir d’assécher le bout de cordon ombilical qui deviendra nombril. A ce sujet, c’est vraiment un truc flippant le nettoyage quotidien du bout de cordon tout sec. T’es là, avec ta compresse stérile imbibée de produit, face à ce bout de truc qui noirci avec le temps. Tu ne sais pas trop bien si tu peux le soulever un peu pour bien assécher la base … tu as peur de faire mal à ta miniature. Bref … que du bonheur. Et un jour, alors que tu commences le nettoyage, le bout de cordon tout sec te reste entre les doigts. Brrr … j’en frissonne encore …
Et puis ensuite tu enchaines les visites chez le doc parce que la miniature a mal aux oreilles, au ventre, aux dents … parce qu’elle a la peau toute sèche … parce que, parce que, parce que … .
Tout ça pour dire que les visites chez le pharmacien deviennent fréquentes dès les premiers instants de ta vie de parent et ce, pour de longues années.
Tu pourrais penser que ces visites trop fréquentes sont la seule raison de mon agacement vis-à-vis du pharmacien mais que nenni …
Ce qui m’agace le plus chez lui, c’est sa tendance à nous prendre, nous les non-pharmaciens, pour des abrutis.
Ca commence par cette sale habitude de toujours vouloir écrire à la main sur chaque boite de médoc la posologie prescrite 12mn plus tôt par ton médecin. Je veux bien comprendre que parfois, quand ton médecin écrit comme un porc sur l’ordonnance ou quand il ne prend pas le temps de te dire si tu dois avaler tes suppositoires avec un peu d’eau, ça peut s’avérer utile.
Mais quand ça fait deux ans que tu te coltines le sirop Doliprane pour enfants, que ton doc utilise ce tout nouvel outil qu’on appelle « Ordinateur » pour rédiger ses ordonnances et que tu sais parfaitement que les suppositoires s’utilisent par voie nasale, écrire sur la boite est inutile … et puis ça fait perdre un temps fou !
Mais le pire, c’est quand il ponctue sa gribouille par un « Vous avez bien compris ? »
A chaque fois je sourie bêtement et n’ose lui répondre autre chose que « oui oui » alors qu’intérieurement, j’ai juste envie de lui dire que ses 6 ans d’étude ne font pas de lui le seul être supérieur à comprendre qu’il faut donner à l’enfant une dose de sirop correspondant à son poids et espacer les prises de 6h.
Autre truc qui commence à me saouler sérieusement : sa fichue tendance à toujours vouloir me refourguer ses médicaments génériques.
Je n’ai rien contre les médicaments génériques, je suis même le premier à les utiliser. Là où ça commence à me poser problème c’est quand un antibiotique est prescrit et que le pharmacien me donne son équivalent générique en me jurant sur la tête de sa grand-mère Simone que c’est 100% pareil. Sauf que le générique en question est bien connu de mon doc pour présenter bien plus d’effets secondaires que l’antibio d’origine. Et qui a souffert de ces effets secondaires ? Miniature N°1 !
Il y a trois semaines j’ai encore eu droit au générique pour remplacer l’antibio destiné à soigner l’otite de Miniature N°2. Trois jours après la fin du traitement, elle a déclaré une bronchite. Mon doc était assez furax contre le pharmacien car, d’après lui, c’est assez fréquent.
Enfin voilà … j’en ai assez de voir le pharmacien 3 fois par mois. Si seulement il y avait une carte de fidélité qui donne droit à un sachet de guimauve gratuit au bout de dix sirop antitussif achetés (non remboursés bien entendu), j’aurais peut être moins de mal à supporter ses petites manies.
Quoi que …
Et toi, tu l’aimes ton Pharmacien ?