Archives pour la catégorie “Ca sent le vécu …”

1. Les enfants adorent les situations qui les sortent de la routine. Alors cette Twingo de 1994 tombe à pic (et accessoirement en ruine, mais nous y reviendront plus tard) pour réveiller leur instinct d’aventuriers.

2. Dans une voiture familiale un peu récente, le conducteur a tendance à s’encroûter. La bonne vieille Twingo de presque 20 ans d’âge est un banc de musculation qui roule. Equipée en série d’une direction « Insister » qui, comme son nom l’indique, demande aux bras d’effectuer l’équivalent de 30 pompes au kilomètre.

3. Ce véhicule est une merveille d’ingénierie. Tout est pensé pour que le conducteur puisse quasiment tout avoir à portée de main. Tendez le bras droit, vous pourrez actionner le levier d’ouverture de la fenêtre passager sans même vous pencher. Vous avez oublié votre veste dans le coffre avec carte bleue dans la poche ? Inutile de sortir de la voiture au péage d’autoroute. Tendez simplement le bras vers l’arrière. (Très pratique également pour ramasser le jouet du môme qui tombe pour la 123ème fois derrière votre siège)

4. Terminé le cauchemar du CD de comptines qui tourne en boucle à peine la voiture démarrée. Primo, il est peu probable que votre véhicule soit équipé d’un autoradio avec lecteur CD (ah, les bonnes vieilles cassettes). Secondo, il est beaucoup plus probable qu’il n’y ait carrément pas d’autoradio du tout.

5. Plus besoin de répondre aux questions des enfants qui s’ennuient dans la voiture. Votre voiture de prêt « Hors d’âge » est aussi bien insonorisée qu’une chambre au Formule 1 de Maubeuge. Le moteur occupera donc tout l’espace sonore de l’habitacle. Vous n’entendrez donc plus les enfants !

6. Empruntez les petites routes sinueuses de campagne, fenêtres grandes ouvertes et demandez aux enfants de crier et de lever les bras en l’air à chaque bosse ou passage de dos d’âne. Vous économiserez ainsi une coûteuse sortie familiale à Disneyland Paris. Space Mountain ou le petit train de la mine version gratuite !

7. Fini d’être catalogué « Père de famille de base » dans votre voiture familiale. Non, à la place vous serez catalogué jeune étudiant cool qui s’en tape de rouler dans une vieille bagnole … ah ben non, je suis con, vous serez catalogués « Mec qui vient de déposer sa voiture chez le garagiste et qui va payer une grosse facture parce qu’il a même obtenu du garagiste qu’il lui prête une bagnole pendant le temps des réparations ». Et tu sais pourquoi ? Parce qu’un putain d’autocollant annonce fièrement sur chaque portière : « Véhicule de courtoisie prêté par le Garage Jean-Pierre Kiroule, concessionnaire Renault » (avec adresse et numéro de téléphone au cas où quelqu’un rêverait de se faire prêter la même voiture de collection)

8. Ce véhicule est très souvent une version 3 portes.

Petit véhicule + 2 enfants en bas âge + 3 portes = idéal pour parfaire son numéro de contorsionniste en vue du prochain Festival International du Cirque de Monaco.

9. Les petites places de stationnement ne vous sont plus interdites !

10. Quand vous retrouverez votre voiture familiale, vous prendrez conscience de la chance que vous avez de pouvoir rouler dans une telle voiture. Croyez-moi.

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On me qualifie très souvent de Papa poule. Alors, quand je tombe sur un article intitulé « Les nouveaux papas : 15 indices pour reconnaître un papa poule », je ne résiste pas à l’envie d’essayer de comprendre si je suis vraiment ce genre de père.

(Attention, ce que vous vous apprêtez à lire peut choquer la sensibilité des plus normaux)

- Le papa poule sait exactement qui est Dora l’exploratrice, Tchoupi, et Oui-Oui.

Ah tiens. Je sais effectivement qui est Dora, Oui-Oui et Tchoupi. Je sais d’ailleurs aussi qui est Many (et ses outils), Bali et l’agent spécial Oso. Mais je ne sais pas si c’est un signe confirmant mon côté gallinacé ou plutôt (tiens, encore un personnage) le fait que je sois resté un grand môme qui aime les dessins animés.

- Le papa poule sait changer les couches, donner le biberon et chanter des berceuses.

Oui. En même temps, même le plus demeuré d’une famille de demeurés est capable d’appendre à faire ses trois activités en moins d’une semaine. Si si … j’en suis persuadé.

- Le papa poule trouve toujours que sa femme et donc la mère de son enfant est trop sévère avec sa progéniture…( mais pourquoi l’obliger à faire son lit, ranger sa chambre ou débarrasser ?)

Non mais ça va pas bien ? Cet homme là n’est certainement pas un père « moderne » dans le sens « père qui s’occupe souvent de ses enfants ». Et encore moins un père au foyer … Non parce que, ne pas comprendre que sa femme demande à son gosse de ranger sa chambre, ça signifie juste que ce mec là passe la plupart de son temps au bureau, à l’hôtel, dans les avions -complétez la liste – mais rarement chez lui au milieu du foutoir qu’un seul enfant est capable de générer en moins d’une heure.

- Le papa poule n’arrive pas à garder son sérieux quand il engueule ses enfants.

Ah oui ? J’y arrive très bien moi. Et il ne faut pas que les miniatures pensent que je ne suis pas sérieux sinon je fais mon « Grrrrr », comme Shrek.

- Le papa poule trouve toujours que la maîtresse est une peau de vache, frustrée, qui n’a que ça à faire de donner des tonnes de travail à son enfant.

Rho punaise non ! Je trouve que la maitresse à bien du courage de supporter entre 20 et 30 gamins déchainés toute la journée, 4 jours par semaine. Alors, si ça lui fait un peu de bien de se venger en leur filant des devoirs, je ne peux que comprendre.

- Le papa poule a toujours des bonbons dans les poches pour ses enfants…

Erreur ! Ca, c’est le pervers qui fait la sortie des écoles. (et puis c’est très con de garder des bonbons dans ses poches. Avec la chaleur, ça fond et ça colle. Vous pouvez faire le test avec un carambar.)

- Le papa poule ne peut pas rentrer dans une boutique sans repartir avec un cadeau pour son enfant (même dans une quincaillerie …).

Erreur bis. Ca, c’est le papa bourré de fric ou alors le papa qui cherche la facilité en « achetant » la paix à la maison. Le genre de père qui ne cherche pas à lutter pour imposer les règles. Le genre de père qui prépare un avenir compliqué à son môme.

- Le papa poule récupère dans les avions des sacs a vomi pour son fils malade en voiture.

Ah ben là, je ne peux pas parler de ma propre expérience. J’ai pris l’avion une fois et mes miniatures ne vomissent pas en voiture. Je passe donc mon tour. (Sans déconner ? Y’a vraiment des gens qui récupèrent les sacs à vomi dans les avions ? Je veux dire, en dehors du personnel de nettoyage qui ramasse les sacs pleins ?)

- Le papa poule télécharge des jeux dans son iphone/ipad pour ses petits bambins (et en particulier « la boîte a meuh »)

J’ai plein de jeux sur mon iPhone, oui. Mais « mes petits bambins » (ça c’est du vocabulaire papapoulesque) n’ont pas le droit d’y toucher. C’est MOI qui joue !

- Le papa poule a sa carte de famille nombreuse sur lui…

Erreur ter ! Là, c’est le papa de famille nombreuse. Et j’irai même plus loin, c’est le papa de famille nombreuse qui prend souvent le train. (Note : penser à réclamer la création d’une carte Papa Poule à la SNCF)

- Le papa poule se marre quand sa fille de 9 mois lui crache sa purée à la figure.

Mouais, en vrai il se marre peut être la première fois. Le deuxième, il gueule, comme tout le monde.

- Le papa poule est capable d’attendre jusqu’à 2 heures du mat devant une boîte de nuit son enfant pour lui éviter de prendre un taxi.

Mes miniatures ne sortent pas encore en boîte. On attendra qu’elles aient 10 ans pour ça.

- Le papa poule est capable de commenter des heures les tracas digestifs de son enfant.

Ce ne serait pas plutôt le papa hypocondriaque ? Non parce que, une fois que tu as raconté le caca atomique qui débordait de partout à 3h du matin, c’est vraiment pas très intéressant de parler caca et prout.

- Le papa poule va au parc le dimanche après-midi avec une poussette à trois roues.

Oui !!! Je l’ai fait ça ! Même en semaine ! Mais, à part le plaisir de frimer avec une poussette à trois roues, c’est super chiant le parc. Florence Foresti en parle très bien d’ailleurs dans son spectacle.

- Le papa poule pense que rien n’est plus beau que le sourire de son enfant.

Vous auriez même pu ajouter : « et il ne se lasse pas de les regarder dormir pendant des heures … » Welcome dans le monde merveilleux de Disney ! C’est vrai que c’est beau le sourire de son enfant … mais bon … il ne faudrait pas tomber dans la caricature non plus.

Voilà voilà … Vous comprenez peut être mieux pourquoi je n’aime pas vraiment être catalogué dans la catégorie « Papa Poule ». Il y a dans cette expression tant de clichés réducteurs, tant de fausses idées sur l’image paternelle « moderne » que je refuse d’être étiqueté avec des plumes autour.

Je suis un papa blogueur, un papa au foyer, un papa qui prône l’égalité hommes/femmes, un papa qui fait ce qu’il peut avec les outils à sa disposition, un papa câlin, un papa sévère (parfois), un papa qui se fait avoir par ses filles (souvent), un papa qui fait des gâteaux d’anniversaire princesse mais aussi un papa qui dit « FOUTEZ MOI LA PAIX ! » quand il en a ras le bol.

Et si un jour il m’arrive de pondre un œuf, ok, vous pourrez me classer dans la catégorie Papa Poule. Mais ce jour là, croyez-moi, les poules auront des dents !

(Vous pouvez lire l’article original ici —> Plurielles.fr )

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8h, Dimanche matin.

Futur Papa et Future Maman se réveillent doucement dans le lit conjugal. Ils ne pensent qu’à une seule chose. Il faut dire que ça fait déjà 6 mois qu’ils essaient … Futur Papa se lance :

- Bon, on le fait ce test ?!

- Euh … Non, c’est moi qui vais le faire. Je ne sais pas si tu es au courant mais, si c’est toi qui fais pipi dessus, y’a peu de chance qu’on apprenne ma grossesse avant les 18 ans du petit. Toi tu attends sagement dans le lit ou, au pire, tu peux attendre derrière la porte.

- Ok …

5 minutes later

- Aïïïl !

- Merde, t’étais vraiment derrière la porte. Excuse moi … Bon, t’es prêt ?

- Oui oui oui ! Vas-y, dis moi, je vais mourir d’une crise intense de suspens intense.

- T’as dit deux fois intense. T’es stressé ou quoi ? … bref … je suis enceinte ! C’est positif !

- YESSSS !!!!!!!! ON EST LES CHAMPIONS, on est les champions, on est, on est, on est les champions !!!

- La vache … autant de démonstration de la part d’un mec qui déteste le foot … je crois que les premières nausées sont en train d’arriver … scuse, pousse toi !

- Chérie, je vais en profiter pour aller faire deux ou trois courses. A tout’

Futur papa bouillonne de joie. Sa vision du monde extérieur est soudain très différente. (Pour lire la suite, tu cliques ici)

***************

Et pour lire l’ensemble de ce nouvel opus de « 9 Blogueurs racontent 9 mois », tu cliques ici

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Ladies and Gentlemen, Après le succès inter-régional de  « Notre Drame de Parents », j’ai l’immense bonheur de vous présenter la toute nouvelle adaptation (très personnelle) d’un grand tube de la chanson française « Prendre un enfant par la main » à la sauce Till the Cat et Xav’ (le chanteur) !

« Prendre des Vacances sans Gamin »

(Vous apprécierez l’effort particulier concernant le clip …)

Pour celles et ceux qui souhaiteraient chanter, on vous met même les paroles !

***

Prendre des vacances sans gamin

Purée c’que ça ferait du bien.

Ne pas surveiller chacun de leurs pas

Avoir du temps rien qu’pour soi.

Prendre des vacances, toi et moi

Comme pour la première fois

(petite partie Slam improvisé)

2 jours sans entendre « j’ai fini d’faire cacaaaa ! »

Prendre des vacances loin d’tout ça.

***

Prendre des vacances à Honfleur

Ou même n’importe où ailleurs

Tant qu’y a du silence, d’la bière et pas d’pleurs

Manger à n’importe quelle heure.

Prendre un enfant dans ses bras

Pour le r’fourguer à  Tata !

Partir à fond, regarder droit devant soi

Sans s’demander si ça ira

***

Prendre des vacances super loin

Larguer les mômes chez quelqu’un

Ce s’rait l’bonheur qu’on s’refasse ça un jour

Même si c’est pas à Collioure.

Franchement ça nous f’rait du bien

Qu’ils nous lâchent un peu l’grappin …

Ne pas avoir à leur donner leur bain

Ni leur faire faire des dessins.

***

(re petit Slam improvisé)

Prendre des vacances sans gamin

Purée c’que ça ferait du bien.

Ne pas les entendre hurler comme des putois

S’battre pour un bout d’chocolat.

Boire des Pina collada

Se faire bronzer les deux bras

2 jours sans entendre « Beurk, moi j’aime pas ! »

Prendre des vacances toi et moi.

Ne pas les entendre hurler comme des putois

Prendre des vacances sans gamin.

(Slam de fin)

***

A vous de remplacer les parties « slamées » par les mots de vos propres enfants. C’est ludique à mort dis donc …

Merci infiniment Xav’, you are the best !

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« Kevin est heureux de t’inviter à son anniversaire ! Mercredi à partir de 14h. Merci de venir déguisé en Catcheur ! (c’est le thème) »

Voilà … il fallait bien que ça arrive un jour. Ma Miniature, ma jolie petite fille et ses cheveux bouclés sont invités à l’anniversaire d’un camarade de classe fan de catch. Je suis fondamentalement pour la mixité sociale mais j’ai quand même un peu de mal à l’imaginer passer l’après-midi entourée de mini-catcheurs surexcités qui connaissent plus de gros mots que moi.

Remarque bien, je crains de la même manière la potentielle invitation à l’anniversaire du petit Jean-Benoît de Lamouche Kipète dont les parents ne jurent que par les jeux hautement éducatifs et qui considèrent les jouets qui ne sont pas en bois comme des créations maléfiques.

« Madame Marie-Augustine de Lamouche Kipète, sa grand-maman, Monsieur et Madame Philibert de Lamouche Kipète, ses parents, et le jeune Jean-Benoît de Lamouche Kipète seraient très honorés par votre présence au domaine familial afin de célébrer l’anniversaire du jeune héritier le Mercredi 4 Mai à 14 heures précises. Nous vous remercions de confirmer votre venue par retour de pigeon voyageur avant le 20 avril, 18 heures. Pour que cette célébration soit parfaite, nous vous remercions par avance de venir costumés en rapport avec le thème Jean-Benoît, futur Roi de France ».

Et puis il y a aussi ces invitations qui jouent sur les sentiments ou sur la pitié.

« Veuillez nous excuser pour le dérangement mais Lucie serait tellement heureuse si votre fille acceptait de venir à son anniversaire. Lucie n’a aucune amie et votre fille est la seule à lui avoir adressé la parole (une fois, le mardi 16 novembre à 10h27) depuis la rentrée de Septembre. J’ai conscience que cette invitation demande un effort important de la part de votre fille puisque la mienne est particulièrement insupportable mais je crains qu’elle réagisse violemment en cas de refus. Elle a déjà étripé 3 hamsters et épilé le chat à Noël car le poney que nous lui avions offert n’était pas rose à paillettes. Je suis prête à vous dédommager à hauteur de 300 euros par heure passée chez nous. Inutile de venir déguisé, Lucie choisira le costume de votre fille dans son dressing personnel. Merci de bien vouloir nous répondre immédiatement, Lucie est impatiente. S’il vous plait beaucoup. J’ai peur … help. »

Le pire dans tout ça c’est que, les jours qui suivent l’invitation, tu croises les parents à l’école et tu vois bien qu’ils attendent ta réponse avec impatience.

« Vous avez bien reçu l’invitation pour l’anniversaire ? »

Et là, tu te retrouves comme un couillon à ne pas savoir quoi répondre. Tu n’as pas eu le temps de trouver l’excuse parfaite, l’alibi en bêton qui te permettrait de décliner l’invitation sans passer pour un horrible parent sans cœur. Alors tu bredouilles un

« il faut que j’en parle à mon épouse (époux). C’est très gentil. Je vous dis demain si c’est possible ».

Ce serait tellement plus simple de dire « Aucune chance. Je refuse que ma fille passe du temps dans une famille de psychopathes. C’est déjà pas gagné pour elle, avec nous … Mais merci, hein. »

Tellement plus simple, oui …

(si vous avez des idées d’excuses bidons, je suis preneur)

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J’ai le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du troisième opus du blog collectif « 9 blogueurs racontent 9 mois » dans lequel j’ai, une fois encore, le plaisir de  partager ma plume avec  Astrid M. (astridm.com), Marlène Schiappa (mamantravaille.fr), Isabelle (e-zabel.fr), Valérie (moi, je … le blog), Julie (Je veux un bébé !), Marie (mamanstestent.com), Liselotte (Le blog de Vaudoo) et Mickael (Papa3)

Et pour cette nouvelle fournée, nous avons le plaisir d’accueillir 2 invitées : Camilla Gallapia (camilla-gallapia.com) et La Mère Joie (Le Q.G de la Mère Joie) !

Cette fois-ci, le thème abordé est celui de la « (dé)socialisation » (ça vous cause, hein ?)  Chacun de nous a donc pris la plume ou le stylet pour vous donner sa vision des choses.

Mon article a pour titre : « Coupé du monde, moi ? »

En voici un court extrait :

Je vais parler en mon nom. Père au foyer depuis 6 ans, la question de la désocialisation m’a très souvent été posée, plus ou moins subtilement d’ailleurs. Comme tous les parents (et mes collègues de « 9 blogueurs » l’expriment très bien), avoir des enfants change réellement la donne. Fin des sorties à l’improviste, réduction du cercle des amis, organisation de dingue pour les expéditions en famille etc. … Mais quand on est parent au foyer, la désocialisation monte encore d’un cran en faisant une croix sur le monde du travail.

Effectivement, je n’ai plus à me rendre au bureau, faire la bise ou serrer les pognes de mes collègues, réclamer une augmentation à mon chef ou discuter du programme télé de la veille pendant la pause café …

Rendez-vous sur « 9 Blogueurs racontent 9 mois » pour lire la suite !

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Miniature N°2 est malade. C’est cette nuit que le mal s’est déclaré, vers 3h30, une heure somme toute assez classique pour s’assurer que toute la famille sera sur les rotules le lendemain. Elle était bouillante et se plaignait principalement de ne plus pouvoir respirer par le nez. Précisons que Miniature N°2 suce son pouce pour dormir, ça complique donc grandement les choses pour respirer si le nez est lui aussi obstrué.

Ce matin, Miniature n’avait plus vraiment de fièvre. Nous remercions d’ailleurs les Dieux Advil et Doliprane ainsi que leurs disciples Pipettes graduées. Miniature a boudé son p’tit déjeuner et semblait aussi vive qu’une méduse échouée au soleil sur la plage du Touquet. Nous avons donc pris la décision qu’elle resterait à la casa pour la journée. Je vous écris donc cet article sur fond sonore de Dora et Bali.

Comme à chaque fois qu’une des miniatures est malade, mes vieilles madeleines de Proust ressurgissent. J’ai envie de déléguer à l’infirmière télévision lui faire plaisir en lui proposant de rester bien tranquillement et au chaud dans le lit parental à regarder des dessins animés. Je lui demande donc ceci :

« Tu préfères jouer un peu dans ta chambre ou t’installer dans le lit de papa et maman pour regarder des dessins animés ? ». Sa réponse fût sans appel :

« Je préfères que tu m’emmènes chez le docteur »

Et paf dans ma face de PAF, plus logique, tu meurs.

Sauf que dans notre campagne, le docteur qui suit les miniatures joue au golf le Mardi (c’est une image hein, je sais bien que tous les médecins ne jouent pas au golf …y’en a qui préfèrent le Polo ). Et puis, une fois la grande miniature larguée à l’école, l’état de santé de Miniature N°2 sembla s’améliorer miraculeusement. C’est le célèbre effet « j’ai réussi à échapper à l’école, ça va beaucoup mieux »

Mais je suis peut être un peu mauvaise langue car depuis quelques minutes, la miniature semble de nouveau abattue. Du coup, il m’a fallu beaucoup de courage pour la convaincre d’accepter encore une fois le supplice du thermomètre Troudbal, celui qu’elle redoute plus que tout mais qui, néanmoins, est le plus fiable de tous les thermomètres testés ici (frontal, auriculaire, Doigtsdepiedal etc.)

La température ne semble pas vraiment décoller.

En plus, ce n’est pas simple de savoir de quoi elle souffre puisqu’elle ne se plaint ni d’avoir mal au ventre, ni aux oreilles, à la gorge ou aux cheveux.

… affaire à suivre donc.

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Depuis quelques mois, le rituel du coucher pour les miniatures s’est un peu « amélioré » … Il est toujours constitué d’une histoire lue à chacune des filles ainsi que de 2 ou 3 chansons. Mais comme les miniatures sont un peu lassées des comptines traditionnelles, il arrive de plus en plus fréquemment qu’elles me réclament des chansons « inventées ».

Quand je suis inspiré, j’accepte de jouer le jeu. La chanson que je leur invente parle souvent de ce qui s’est passé dans la journée mais je leur demande aussi parfois de m’imposer un thème. Et je vous le donne en mille, les thèmes récurrents sont à base de Princesses, châteaux et autres contes de fées.

Ce soir, mon inspiration m’est venue en une fraction de seconde. J’ai regardé Miniature N°2 et je lui ai chanté ceci :

Pour entendre ma douce voix, cliquez sur le lecteur.

C’est ce qu’on appelle une chanson à message, un peu dans la veine de la nouvelle scène française, tu vois …

Et pour les parents qui souhaiteraient la chanter à leurs enfants, je vous laisse les paroles ici même.

***

Sais-tu c’qu’il y a dans ton nez ?
Des grosses bêtes, des grosses bêtes
Sais-tu c’qu’il y a dans ton nez ?
Des grosses bêtes qui vivent là cachées

Si tu mets tes doigts dans l’nez
Les grosses bêtes, les grosses bêtes
Si tu mets tes doigts dans l’nez
Les grosses bêtes vont l’attraper.

Quand tu le ressortiras
Tout au bout, tout au bout
Quand tu le ressortiras
Tout au bout, y’aura du caca

***

Voilà, je pars maintenant me réfugier dans une grotte … C’est bien la première  (et la dernière) fois que je chante en public.

Adios !

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« Papa … Théo m’a dit qu’il allait partir aux sports d’hiver. C’est quoi les sports d’hiver ? »

Réponse du Papa fan de ski :

Les sports d’hiver, c’est quand on passe ses vacances à la montagne. On habite dans un appartement tout mignon et on passe ses journées à skier. C’est top quoi …

Réponse du Papa pas du tout fan :

Les sports d’hiver, c’est quand on dépense une fortune pour vivre une semaine à 4 dans une cage à poule pas plus grande que notre placard à balais. Et quand tu sors de la cage, c’est pour te geler les fesses dans la neige. C’est l’horreur quoi …

Papa Fan :

En plus, quand tu as terminé ta journée de ski, tu peux flâner dans la station, te faire plaisir dans les petits magasins de souvenirs ou de produits typiquement savoyards. Ah, un truc que j’adore aussi c’est boire un bon chocolat chaud sur la terrasse  d’un restaurant d’altitude, directement sur les pistes, au soleil.

Papa pas fan :

Après avoir passé ton temps à faire la queue aux caisses des remontées mécaniques, aux tire-fesses, aux télécabines, à la caisse du restaurant – qui, soit dit en passant, pratique à peu près les mêmes prix qu’un restau chic de Dubaï –  tu traines un peu dans la station histoire d’occuper le temps et de ne pas retourner moisir dans ton appartement pour Polly Pockets. Et là, tu as le choix entre les magasins de souvenirs kitchs et les restaurants qui sentent le fromage. Trop cool …

Papa fan :

Et puis là bas, tu peux faire aussi plein de trucs d’enfer. Batailles de boules de neige, luge, bonhommes de neige, roulade dans la neige … bref, tu profites à fond de la neige ! J’adore !

Papa pas fan :

En plus, l’horreur là bas c’est que tu ne peux rien faire sans devoir t’habiller avec 5 couches de vêtements, bonnet, gants, écharpe … et tout ça à chaque fois que tu veux sortir !  Et si par malheur tes enfants ne sont pas autonomes, c’est double peine.

Papa fan :

Le ski, c’est un truc de dingue. Dès que tu as les chaussures aux pieds, tu retrouve les sensations du début. En fait, ça commence même avant, dès que tu enfiles tes chaussures et que tu fermes les attaches les unes après les autres. Après tu marches comme un robot jusqu’aux pistes et tu chausses les skis. Et c’est parti pour des heures à alterner les descentes de folies et les moments de répit tranquillou sur les remontées mécaniques. En haut, tu en prends plein les yeux. Le paysage est magnifique. Que du bonheur !

Papa pas fan :

Il faut que tu saches qu’il y a un truc horrible dans le ski : les chaussures ! Ces trucs là pèsent 3 tonnes (environ 6,5 poneys). A mettre, c’est affreux. Tu te pinces les doigts avec les attaches, ça sert les tibias et ça t’oblige à marcher comme un type qu’on aurait opéré des chevilles dans l’unique but de les lui souder ! Et je ne parle même pas du côté « pue des pieds » collectif. Chaque chaussure de location garde en elle une part de ses porteurs successifs. Et, tu peux me croire, quand tu passes ta journée à skier, tu sues des pieds !

« Papa ? On ira nous un jour aux sports d’hiver ? »

Papa fan :

Carrément !

Papa pas fan :

Euh … tu ne préfèrerais pas un poney ? … ça pèse environ 0,23 chaussure de ski.

(et vous, fan ou pas fan ? )

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Mes chers compatriotes, Parents de tous pays, je viens de comprendre une chose importante sur notre condition de parents.

Je me suis souvent demandé comment pouvions-nous tenir face à certaines difficultés liées à la parentalité : crises à répétition, tests des limites en continue, affrontements verbaux, phases d’opposition, stress intense, fatigue, etc. etc. … Et puis hier, j’ai eu un flash. J’ai enfin compris.

Nous sommes pris en otages !

Et non seulement nous sommes pris en otages mais nous souffrons TOUS du syndrome de Stockholm !

Pour ceux qui ne connaissent pas le syndrome de Stockholm, c’est « la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. » (merci Wikipetpet)

Voilà pourquoi nous sommes capables d’endurer les pires moments et de dégouliner d’amour dans la minute qui suit face à un sourire, un bisou ou un mot d’enfant bien trouvé.

La mauvaise nouvelle, c’est que notre détention risque de durer. J’en veux pour preuve nos propres parents qui sont toujours otages de …. ah merde … otages de nous-mêmes.

En choisissant de devenir parents, il semblerait donc qu’on accepte sciemment de passer du camp des ravisseurs à celui des otages. Enfin, plus exactement, qu’on accepte de cumuler les deux rôles. Mais … pourquoi ? Probablement pour ressentir à notre tour les effets du syndrome de Stockholm. Ces effets qui nous poussent à aimer nos enfants et à supporter tout ce qu’ils nous font endurer. Ces effets qui nous procurent tant de bonheur et de petits bonheurs. Cette fierté de voir qu’on réussit tant bien que mal à leur fournir les bonnes armes pour qu’ils deviennent à leur tour de très bons otages. (Fournir des armes à des ravisseurs pour qu’ils deviennent otages ? Oui, c’est paradoxal, je sais).

La vie serait donc une sorte de boucle sans fin … une perpétuelle passation de pouvoirs entre otages et ravisseurs ?

Bon, j’en sais rien et j’ai mal à la tête là …

C’est un peu idiot comme comparaison, non ?

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