Le père est un miroir dans lequel la petite fille puis l’adolescente, peut discerner les prémices de la femme qu’elle deviendra. Geneviève Bersihand / Extrait de « Les Filles et leur pères »
J’ai trouvé cette citation quelque part sur le net.
Ca veut dire quoi exactement ?
Nan parce que moi ça me ferait peur de lire un truc pareil si j’étais ma fille. Concrètement, ça veut dire qu’elles auront de la moustache et du poil sur les pattes ? Ou c’est par rapport à la bedaine qui apparait quand on passe la trentaine ? … une vision prémonitoire de ce qui les attend quand elles seront enceintes ?
Ou alors Madame Bersihand ne nous parle pas de ressemblances physiques … ouais ça doit être ça …
Elle évoque surement les traits de caractère ou les passions. Ca voudrait dire que mes filles seront friandes de blagues vaseuses, adoreront les jeux de guéguerre sur Playstation et raconteront leur vie sur internet. Purée, ca ne va pas être facile pour rencontrer le prince charmant tout ça …
Ah mais non, Geneviève doit vouloir dire que la présence du père est importante pour que les filles deviennent des femmes. Ca collerait mieux ça non ?
A vrai dire je n’en sais rien. C’est l’avenir qui me dira si mes filles sont solides. Toujours est-il que je fais partie d’une catégorie de pères un peu particulière puisque je les gère légèrement plus que la moyenne. A ce sujet, Marcel Rufo, le pédo-médiatico-psy, raconte ici et là dans des interviews qu’il donne pour promouvoir son dernier livre, que les nouveaux pères, ce n’est pas si bien que ça.
Par exemple, j’ai pu lire ceci : « Les nouveaux pères sont l’une des conséquences des progrès entraînés par le féminisme. C’est bien mais en même temps, l’erreur est totale. On n’est pas pareil. On ne donne pas un biberon de la même façon. Idem pour les couches. » Le télégramme.com 24 janvier 2010
Ah oui ? Mais il a vu ça où le père Marcel (lui-même père d’une fille unique) ? Je ne vois pas en quoi le biberon serait donné de façon différente. En cas d’allaitement au sein je veux bien comprendre la différence, y’a des poils autour de la tétine, mais en cas de biberonnage, j’vois pas bien …
Et pour ce qui est du change des couches on frôle le ridicule. Ah mais non, j’suis con … c’est vrai que nous les pères, on change les couches avec les dents.
Mais il dit aussi des trucs intéressants, du genre : « … je crois qu’un père réussi, c’est surtout une mère qui l’autorise à réussir! » Le télégramme.com 24 janvier 2010
C’est tellement vrai. J’ai souvent lu, sur des forums de parents, des mères qui cultivaient profondément l’idée que, de toute façon, leurs maris ne sauraient pas s’occuper de leurs enfants aussi bien qu’elles. Ces mêmes mères réagissaient à mon temoignage en me demandant si ma femme n’avait pas l’impression que je lui piquais sa place. Je crois pouvoir parler à la place de Mme the Cat (ah bah là je lui pique oui) pour dire qu’il n’en est rien. Nous sommes juste parents, au quotidien. Certe, elle est la mère qui a porté dans son ventre nos deux filles et je suis le papa qui s’est évanoui pendant l’accouchement (ne te moque pas … un jour peut être, je te raconterai l’accouchement en question … tu comprendras). Mais à part dans quelques cas de ce genre, les places sont bien souvent beaucoup plus interchangeables qu’on ne le croit.
Enfin voilà … ces quelques interviews du père Rufo ont titillé ma curiosité pour en savoir plus sur le contenu de son livre. Même s’il y parle principalement de la relation Père/Fils et que j’ai deux modèles de filles à la maison.
Toujours est-il qu’on n’a pas fini, nous les parents, de se poser des questions sur la meilleure façon de faire notre boulot.
Est-ce que l’un(e) d’entre vous a lu ce livre ? (et si oui, tu voudrais bien m’le prêter ? … même que je te rembourserai les frais d’envois)
J’aime rire, parfois en étant témoin d’une situation comique, en voyant un film aux gags inattendus ou encore en écoutant mes Miniatures jongler difficilement avec les subtilités de la langue française … bref, je pense pouvoir dire que je passe rarement une journée sans avoir ri au moins une fois. Rabelais a dit « Le rire est le propre de l’homme » (t’as vu, je fais mon Fabrice Luchini, mouhahaha) alors cultivons ce qui nous distingue des animaux ! Rions !
Quoi ? tu n’arrives pas à rire spontanément ?
Ok, alors file chez ton libraire (ou dans le rayon livres de ton supermarché, ça marche aussi) et cherche sur les étagères le joli livre mauve qui porte ce titre :
« J’aime ma famille »
Ne pars pas en courant. Ce n’est pas un livre comme ceux qui t’ont traumatisé pendant les cours de français de Madame Gaubert. C’est moins long que Madame Bovary, c’est plus fun que Les misérables et plus digeste que Le rouge et le noir. En fait c’est un livre qui se lit dès que tu as envie de te fendre un peu la poire. Sur la plage, dans le train, dans ton bain … Tu peux même le lire dans l’ordre que tu veux, en commençant par la page 39 par exemple. C’est pas un truc de dingue ça ? D’ailleurs, je ne résiste pas à te copier ce que tu pourras lire à cette page.
C’est le témoignage de Karen, 28 ans, qui dit :
- Ma mère à la maternité : « Tu y feras attention au bébé, hein ? Pas comme le hamster que tu as laissé mourir quand tu avais 7 ans … »
Voilà le genre d’histoires croustillantes qui me font mourir de rire et que tu pourras trouver dans « J’aime ma famille ». C’en est truffé !
Le livre est tiré d’un blog éponyme alimenté par des internautes désireux de confesser sur le web diverses anecdotes liées à leurs familles. De quoi se sentir rassuré sur l’état de ses propres relations familiales ou rassuré par le fait de ne pas être tout seul dans ce genre de situation. Cerise on ze cake : le livre est également ponctué de savoureuses illustrations réalisées par Pacco (le Pacco de la BD de Maé).
Je sens que tu n’oses pas me demander qui a eu cette idée folle, un jour, d’inventer l’école de sortir ce livre ? Et bien je vais te répondre. C’est Marlène Schiappa et Loïc Lecanu ! Un duo de choc qui sait trouver les bonnes idées avant tout le monde. Et quel est l’éditeur assez fou pour les publier ? Robert Laffont !
Robert Laffont … ne serait-ce point le papa de Patrice Laffont ? lui-même papa d’Axelle Laffont ? … ouaip m’sieur, c’est bien lui ! … en voilà une famille qui doit être riche en anecdotes …
Aujourd’hui, en guise de Madeleine je vais te servir un peu de lézard sauce bolognaise.
La machine à remonter le temps nous transporte en 1990.
J’étais collégien dans une petite station balnéaire sur la côte normande (ouais je sais, j’ai eu du bol … mais je tiens à te rassurer. J’ai quand même souffert un peu car c’était un collège catho dirigé par une bonne sœur tyrannique). Cette année là au collège, on avait cours le samedi matin. Oh, pas des cours trop pénibles puisque la Sister nous avait casé sciences naturelles et musique. Tu sais, les fameux cours de musique pour apprendre la flûte à bec. Nous les trentenaires, on est toute une génération de flûtistes avortés … faut dire que c’était pas l’instrument le plus passionnant à apprendre … juste le moins onéreux. Et comme de mon côté je prenais déjà des cours de musique pour apprendre le saxo, ces cours de flûte étaient une vraie récréation.
A midi, le collège nous relâchait dans la rue. C’était l’heure pour moi de poireauter une vingtaine de minutes sur les marches de l’Eglise en attendant le bus qui me ramènerait chez moi. Souvent, histoire de boucher un petit creux, quelques copains et moi allions traîner nos baskets jusqu’à la petite épicerie du coin, tenue par une mémé quasi centenaire. La momie mémé était au top de la branchitude puisqu’elle vendait un truc tout nouveau : des mini sachets de chips à la Bolognaise !
De retour sur les marches de l’eglise je mangeais mes 12,5 chips à la bolognaise en pensant à la série TV du moment. Celle dont tout le monde parlait et pour laquelle j’arriverai tout juste à temps grâce à mon bus. La super série mega top qui s’appelait : « V, les Visiteurs »
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’était une série qui racontait l’histoire d’extra terrestres qui avaient pris une apparence humaine et qui voulait envahir la terre pour remplir leurs frigos avec nous, pauvres petits rotis humains. Sous leur apparence humaine, ces extra terrestres étaient en fait des gros lézards. Il suffisait de gratter un peu leur peau pour voir apparaitre leurs écailles … Il arrivait même qu’on les voit manger des souris vivantes quand ils avaient un p’tit creux, un peu comme moi avec mes chips à la bolognaise.
Quand je regarde de nouveau les images de cette série je suis à la fois admiratif et mort de rire. Admiratif parce que, pour l’époque, tu vois que la série était plutôt bien foutue, avec pas mal d’effets spéciaux. Et mort de rire parce que les héroïnes de la série sont toute méga-choucroutées, que les extra terrestres sont habillés de combinaisons ridicules et que les les effets spéciaux ont tout de même un peu vieilli. Tu n’as qu’à regarder à environ 5mn et 30 sec de l’épisode qui suit … le bébé mi homme mi Lézard est vraiment terrible :)
Alors, tu connaissais cette série là ? Toi aussi tu aimes les chips à la bolognaise ? As-tu toi-même survécu à un collège catho ?
Aujourd’hui je vais te parler d’une activité manuelle qui plait beaucoup aux Miniatures : Le Maïs.
Pas le maïs qu’on mange, celui qui s’utilise comme un jeu de construction
Ca se présente sous forme de petits cylindres de maïs soufflé de toutes les couleurs.
C’est à l’enfant d’assembler ces cylindres de couleur pour créer des objets, personnages ou tout ce qui peut sortir de son imagination. On peut découper ces cylindres de maïs très facilement pour adapter les formes au projet final. Mais pour les coller ensemble on utilise quoi ?
De l’eau !!! Ouaip, juste de l’eau !
Il suffit d’utiliser une petite éponge humide (pas détrempée sinon le maïs fond tout seul) et de mettre en contact avec cette éponge, pendant une ou deux secondes, la partie du maïs qu’on veut coller. Ensuite on pose cette partie humide du Maïs en contact avec un autre et ils se soudent instantanément.
Il existe tout un tas de livres qui expliquent, étape par étape, comment réaliser les projets les plus complexes mais moi j’aime bien laisser les miniatures puiser dans leur imagination.
C’est ainsi qu’on se retrouve avec des objets rigolos réalisés en maïs.
Miniature N°1 aime beaucoup faire des sandwichs. Elle coupe un cylindre de maïs marron pour faire le pain et le garnie ensuite de tout un tas de trucs.
Le truc rose c’est du jambon … le reste je ne sais pas … gloups …
Mais elle sait varier les sujets. L’autre jour elle m’a même fait toute une famille de chenilles.
Miniature N°2 préfère triturer les maïs jusqu’à obtenir une pâte informe et multicolore. Je pense qu’elle est encore un peu trop petite pour l’utiliser de façon classique. Mais ça suffit pour l’amuser de longues minutes.
Ah … j’oubliais de préciser que ces cylindres de maïs sont sans danger si l’enfant les ingère. Ils ne sont composés que de colorants alimentaires et de maïs soufflé. J’ai même goûté pour vérifier.
Bien souvent je suis convié à l’atelier Maïs. Alors je m’amuse aussi. Tu veux voir ma dernière œuvre ?
J’ai fait un burger !
On s’occupe comme on peut hein … pas facile tous les jours la vie de Paf.
Je conduisais mon cabriolet sport … ouais bon ok … ma bonne vieille voiture familiale, lorsque devant moi, un automobiliste du genre « mou du genou » se trainait à 40km/h sur une route limitée à 90km/h.
Autant te dire que la situation m’a rendu légèrement nerveux, surtout que j’étais en retard pour aller récupérer Miniature N°1 à l’école. J’avais le choix entre m’énerver au volant en vociférant des insultes fleuries ou utiliser ma condition d’otage de la route pour comprendre ce qui pouvait motiver cet automobiliste à rouler si lentement. Comme j’avais Miniature N°2 assise à l’arrière et qu’ elle a déjà tendance à crier sur les camions quand ils nous empêchent de passer, j’ai opté pour la deuxième solution.
En observant la lunette arrière de sa twingo une chose à tout de suite attiré mon attention : il y avait un autocollant « Attention ! Bébé à bord ! »
J’ai jamais vraiment bien compris l’intêret d’un tel autocollant.
Est-ce un genre de Grigri pour conjurer le mauvais sort ? « J’ai acheté un autocollant anti accident de la route pour protéger l’gosse … déjà qu’on avait pas pensé à prendre une pate de poulet pour l’empêcher d’avoir les oreillons, cette fois on assure. »
Est-ce une demande polie adressée aux chauffards et autres alcooliques sur le point d’emboutir votre bagnole pour qu’ils actionnent le bouton « Miracle » sur leur tableau de bord juste avant l’impact?
Est-ce une pub déguisée pour une marque de puériculture qui vous offre gentiment un bel autocollant protecteur ? C’est souvent le cas, oui …
Non parce que … quand tu y penses … c’est vachement con inutile non ?
Tu as déjà changé ta conduite toi en voyant une voiture arborant ce genre d’autocollant ? Tu t’es subitement dit : « Ouhla … va falloir que j’arrête de conduire comme un con moi … y’a une voiture avec un bébé à bord juste devant !»
En tant que père j’ai parfaitement conscience de la trouille qu’on peut avoir en transportant pour la première fois son enfant dans sa voiture. Je me souviens parfaitement du premier voyage entre la maternité et la maison. J’ai tellement serré les fesses que le siège de la Ford est encore plissé 5 ans plus tard. Et puis avec le temps tu t’habitues. Inconsciemment tu sais que tu es responsable d’une vie supplémentaire. Et pas n’importe quelle vie puisque c’est la chair de ta chair.
Mais bon … quand tu transportes une autre personne, ta grand-mère par exemple, tu ne t’empresses pas de sortir un autocollant « Attention Mémé à Bord ! » non ? Et pourtant tu l’aimes bien ta mémé … même que t’es un peu la chair de la chair de sa vieille chair, tu vois ? …
Si parmi vous il y a des personnes qui ont mis ce genre d’autocollant sur leur voiture, je serai vraiment curieux de lire ce qui vous a réellement motivé. (je ne juge pas … je cherche juste à comprendre) … et puis si y’a également des gens qui ont un petit chien en plastique qui remue la tête posé sur la plage arrière, je serai super content qu’on en parle un peu aussi.
- Dis Papa ?! Tu me racontes l’histoire de Blanche Neige ?
- Ok :
Il était une fois, une jeune femme très belle, vraiment très belle. Elle portait le doux nom de Blanche. Cette jeune femme était si belle qu’elle remporta l’année passée la couronne de Miss Paris île de France.
Mais ce titre n’était pas du goût de la méchante Mme de Fonteneige, une vieille femme acariâtre qui jalousait terriblement toutes les beautés du pays.
Alors un jour, Mme de Fonteneige demanda à son fils, un grand chauve agressif et sans pitié, d’aller chez la jeune Blanche pour lui retirer son titre de Miss et rapporter son écharpe en guise de preuve. Mais une fois sur place, le fils De Fonteneige ne trouva pas le courage d’exécuter la requête de sa vilaine mère.
Alors il conseilla à Blanche de s’enfuir dans la forêt de Fontainebleau et de se faire oublier pour échapper au châtiment de l’horrible vieille.
La Miss effrayée fit rapidement sa valise et sauta dans le premier Bus en direction de la forêt lointaine.
Arrivée sur place, elle fut tout de suite attirée par une petite maison Phénix isolée dans la forêt. En s’approchant elle s’aperçut qu’il n’y avait personne dans la maison. Elle frappa à la porte deux fois mais n’eut aucune réponse en retour. Alors elle entra et découvrit une maison particulièrement cradingue. Faisant comme chez elle, elle prit son courage à deux mains, brancha son i-pod et commença à récurer la maison de fond en comble tout en chantonnant du Céline Dion.
Epuisée par cette journée de ménage intensif, Blanche monta se coucher à l’étage. C’est alors qu’au loin on put entendre arriver une bande de 7 mecs un peu louches … ils semblaient marcher au pas en chantonnant un chant allemand « Heidi, Heido … On rentreu du boulot » … il s’agissait en fait d’un groupe de supporters du PSG de retour d’un match contre l’OM.
En arrivant dans leur maison, les supporters eurent l’impression d’avoir été victimes de Valérie Damidot. Leur maison était si clean qu’ils reconnaissaient à peine les lieux. Ils eurent tellement la trouille de retrouver la Damidot couchée dans leur lit qu’ils montèrent tous à l’étage armés de pioches et de pelles pour lui foutre sur la tronche. Sauf qu’en soulevant les draps ils se rendirent compte que le bon dieu leur avait envoyé une bombasse de chez bombasse.
La belle Blanche ne fut pas effrayée. Elle profita même de l’effet de surprise pour leur expliquer que Mme de Fonteneige lui voulait du mal et leur promit de faire un peu de ménage et quelques gâteries culinairess’ils acceptaient de l’héberger. Les 7 mecs l’écoutaient bouche bée, un petit filet de bave à la commissure des lèvres.
Quelques jours plus tard, à l’autre bout de la région Parisienne, Mme de Fonteneige qui feuilletait le dernier numéro de Voici, tomba sur une photo de Blanche parée de son écharpe dans les gradins du parc des princes. Elle comprit aussitôt que son fils, Le Chauve, n’avait pas rempli son contrat jusqu’au bout. Alors elle décida de s’occuper en personne de la Miss. Sa stratégie pour l’anéantir : se déguiser en photographe de stars pour l’approcher et la piéger.
Elle profita de l’absence des 7 mecs, partis voir le match PSG/Gueugnon, pour se rendre vers la maison de Blanche et mettre son plan diabolique a exécution.
Blanche n’était pas farouche, alors quand un photographe se pointa chez elle et lui proposa de la rendre célèbre en lui faisant faire des photos un peu osées, elle accepta sans hésiter. La diabolique Mme de Fonteneige, sous son habile déguisement de photographe, commença donc la séance et demanda à Blanche de prendre des poses un peu particulières … allant même jusqu’à lui faire lécher du yaourt sur un rocher !
Le piège de Mme de Fonteneige avait fonctionné à merveille. Elle tenait maintenant entre ses mains de quoi faire destituer la Miss ! Elle arracha son costume de photographe dans un rire frénétique et laissa la jeune Blanche pétrifiée de peur et seule dans sa maison.
A leur retour, les 7 supporters retrouvèrent une Miss agonisante. Elle avait enfilé un vieux jogging adidas et s’empiffrait de saucisson sec et de bière tiède. Sans nul doute, la bombasse était morte …
A l’autre bout du pays vivait un prince charmant du nom d’Endemol le Valeureux. Quand il apprit la sordide histoire de la jeune Miss, il décida de lui porter secours.
A peine avait-il franchi le pas de la porte qu’il lui roula un ou deux patins et lui annonça qu’il avait entièrement racheté l’empire « de Fonteneige ».
Blanche était sauvée !
A partir de ce jour, Blanche et Endemol le Valeureux vécurent heureux et eurent beaucoup de petites télé-réalité. Quand à la méchante De Fonteneige, elle fut condamnée pour l’éternité à errer de plateaux télé en plateaux télé à gémir sur son sort.
- Voilà ma chérie, à deux ou trois détails, c’est ça l’histoire de Blanche Neige. Faut dormir maintenant …
Régulièrement Miniature N°1 nous parle de son avenir … quand elle aura enfin l’âge de regarder des films qui font peur, quand elle pourra conduire une voiture ou quand elle aura un métier.
Pour les films qui font peur il faut comprendre « tout ce que vous, les parents, avez le droit de regarder et pas nous ». J’ai d’ailleurs découvert que les murs de la casa avait des oreilles. Parce que l’autre jour Miniature est venue vers moi en me demandant si c’était bien « Docteur House » ? … je lui demande comment elle connait l’existence de cette série et elle me répond du tac au tac :
- Parce que l’autre soir, quand j’étais couchée, j’ai entendu que vous regardiez « Docteur House ». Et pourquoi moi je n’ai pas le droit de regarder ? Ca fait peur ?
- Oui ça fait peur. Y’a des opérations avec du sang qui gicle, des gens qui meurent, du vomi, House est un mec un peu sadique, y’a des gros mots mais qu’est ce que c’est bien !
- Mais c’est quoi qui fait peur dedans ?
- Laisse tomber … ça fait peur, c’est tout.
Heureusement qu’on regardait bien « Docteur House » et non pas « Le docteur a un gros stéthoscope » … va falloir qu’on se méfie ou qu’on revoie l’isolation phonique de la maison.
Concernant l’âge de conduire une voiture, c’est un truc qui revient régulièrement dans la discussion. Elle veut comprendre dans quelle école on apprend ça. Et surtout, elle s’inquiète de savoir si je serais là, dans la voiture pour l’accompagner. Quand tu auras l’âge ma puce, y’a peu de chance pour que tu ais envie que ton père te colle aux basques.
A propos de son avenir professionnel, hier encore elle me disait qu’elle voudrait bien faire femme au foyer. Et puis elle m’a demandé ce que faisait une femme au foyer en dehors de s’occuper de ses enfants. Je lui répondu que ça faisait comme moi : le ménage, la cuisine, la lessive, les courses, ramasser leurs chaussettes sales etc. etc. …
- ouhla. C’est beaucoup de travail ça !
Et quand je suis rentré dans les détails des trucs à faire pour s’occuper d’un bébé j’ai vu que j’ébranlais encore un peu sa vocation. Surtout quand j’ai parlé des couches …
- euh … moi les couches euh … si y’a du caca … c’est l’horreur ça. (m’a-t-elle répondu en se pinçant le nez)
Bon bah c’est pas grave hein … elle a encore le temps de voir un paquet de conseillers d’orientation d’ici là …
Miniature N°2, du haut de ses presque 3 ans voit également son avenir se dessiner petit à petit dans sa mini tête. Elle veut 2 enfants. 1 garçon et 1 fille. Elle veut se marier avec Lucie sa copine de crèche. Et aussi, elle ira à Disneylambe ! Parce qu’aller à Disneylambe, quand t’es devenu grand, c’est la réussite suprême !
Moi quand j’étais p’tit je voulais être boulanger pour manger des croissants aux amandes quand j’le voudrais !
Par contre je ne me souviens pas d’avoir exprimé le souhait d’avoir des enfants … A quel moment c’est venu ça … ?
En attendant de trouver une réponse à cette question, si jamais vous avez une recette de croissant aux amandes, je suis preneur.
Hier matin j’ai joué au Papa trop fun, cool, top génial !
En voyant le soleil briller dehors j’ai proposé aux miniatures d’aller jouer un peu à « La base » (comprendre : la base de loisirs située à quelques kilomètres de la casa).
« Ouaaaiiiis ! Géniaaaaaal ! »
Visiblement, les miniatures étaient emballées par le projet. Par contre je me suis bien gardé de leur dévoiler que je comptais aussi les emmener déjeuner au Mc Do … j’ai préféré conserver ce déjeuner optionnel, en fonction de leur attitude à la base. Parce que j’avais beau être motivé pour leur faire plaisir, il était hors de question de tenter le Mc Do, tout seul, à gérer 2 monstres infects et surexcités.
En arrivant à la base on s’est aperçu que nous serions seuls à profiter des structures de jeu.
Il y a avait bien quelques canards mais ils étaient trop occupés à piquer des têtes dans l’eau du lac voisin.
Et comme les miniatures ont été adorables (comme quoi les miracles peuvent arriver ailleurs qu’à Lourdes), je leur ai annoncé qu’on déjeunerait au Mac do. En plus, ça m’a évité de devoir parlementer pendant des plombes pour qu’elles acceptent de quitter l’aire de jeux sans hurler.
Sur le trajet j’ai commencé à préparer mon plan d’attaque. C’était la première fois que j’emmenais les miniatures au Mc do sans l’aide de Mme the Cat, il fallait donc que je pense à tout. Concrètement ça signifiait devoir gérer les 2 dans les toilettes pour leur laver les mains, devoir les garder à l’œil pendant le passage de commande, éviter soigneusement les tables ayant vue sur l’aire de jeu couverte (suis pas dingue non plus … hors de questions qu’elles aillent jouer les hystéros là dedans), répondre à leurs multiples demandes pendant le repas, prier le dieu du Pipi qu’elles n’aient pas envie d’aller aux toilettes cracra, et éventuellement manger mon Big Mac.
Je briefe rapidement les filles pour leur dire qu’au moindre écart nous repartirions illico presto et nous voilà arrivés … direction les toilettes pour se laver les mains.
Tout allait bien jusqu’au moment où nous avons dû nous sécher les mains. Dans notre Mc Do, le truc pour sécher les mains est un Dyson surpuissant. Et qui dit surpuissant dit bruit énorme ! A peine Miniature N°1 (qui connaissait déjà l’appareil et jouait la fière devant sa sœur) avait-elle mis ses mimines dans l’appareil que N°2 hurlait de peur en se bouchant les deux oreilles. Miniature N°1 a tout de suite voulu voler à son secours en lui rabattant la capuche de sa veste sur la tête … c’est gentil comme geste … sauf que la capuche était pleine du sable avec lequel elles avaient joué 30mn plus tôt. Je reste calme en virant tout le sable de sa tignasse et propose mon pull en guise d’essuie mains.
Direction le guichet pour commander. Les miniatures n’ont pas osé broncher. On se trouve une table facilement. J’avais prévu le coup en arrivant avant l’heure de pointe. Une fois à table j’ai eu droit au rituel du « C’est quoi le jouet merdique en cadeau ??? ». « Ce sont des jumelles merdiques en forme de pingouin. MAIS VOUS N’OUVREZ PAS LE TRUC AVANT D’AVOIR FINI DE MANGER, OK ?!?»
Miniature N°1 : Papa ? Pourquoi on ne mange pas dehors ?
Parce que les tables de dehors ont une vue directe sur l’aire de jeux bondées d’enfants en chaussettes qui courent, hurlent et font des petits sauts de cabris en tirant la langue.
Moi : Parce que là c’est très bien. Hein qu’on est bien ?
Miniature N°1 : C’est parce qu’il fait froid dehors ?
Moi :VOILA ! C’est parce qu’il fait froid …
Miniature N°1 : Papa ? C’est quoi les jouets dans la vitrine ?
Moi : Ce sont des jouets merdiques, mais seulement un tout p’tit peu moins merdiques que ceux des Happy Meal réservés aux enfants qui fêtent leurs anniversaires au Mc Do.
Miniature N°1 : Moi aussi je veux faire mon anniversaire au Mc Do !!!
Moi : Euh … non ma chérie. Hors de question que tu viennes manger des burgers en plein après midi avec une bande de copains … le tout encadré par une vendeuse de sandwichs blasée.
Miniature N°1 : Moi je sais que Mélanie elle va fêter son anniv’ au Mc Do. Je l’ai entendue qui le disait à ses copines en me cachant derrière les escaliers pendant la récré.
Moi : Bah oui mais toi tu ne le feras pas là ma chérie.
Miniature N°1 : Mais euh !
Moi : Tu ne trouves pas que c’est mieux de le fêter à la maison avec un ou deux copains ou copines ? (pas fou le père, j’suis pas suicidaire non plus). On pourra mettre des ballons, organiser des jeux … tout ça quoi … (mais dans quoi je m’embarque là ? au secours !)
Miniature N°1 : D’accord Papa !!!!!!
Et merde …
Sur la route du retour les miniatures se sont tabassées à coup de jumelles pingouins et de ballon Mc Do … le retour à la routine quoi …
… me reste plus qu’à prier le dieu de l’amnésie en plus du dieu du pipi.
Dans la série « Comment occuper une miniature de 5 ans qui s’ennuie », je vais vous parler d’une activité manuelle amusante. Elle fait appel à l’imagination, développe la créativité et demande un peu de minutie.
Ce sont les Perles à souder
Pas de panique, inutile de foncer chez BricoTruc pour acheter un fer à souder. Vous n’aurez besoin que d’un fer à repasser. (Chez nous il sert d’ailleurs plus souvent à souder des perles qu’à repasser des vêtements)
J’ai trouvé ces perles chez nos copains suédois mais je sais qu’on peut en trouver un peu dans tous les magasins de jouets ou loisirs créatifs. (l’avantage de la version suédoise est qu’elle est bien moins onéreuse)
Voici comment se présente le bidule :
Vous avez donc un bidon de perles (des centaines et des centaines de perles de toutes les couleurs), des plaques pour les disposer et quelques feuilles de papier à intercaler entre le fer et les perles au moment de la soudure.
Ensuite, c’est à vous de laisser votre imagination guider vos créations. Une fois le motif créé sur la plaque il suffit de poser une feuille dessus et d’appliquer quelques secondes le fer à repasser pour faire fondre les perles et ainsi réaliser la soudure.
Miniature N°1 aime beaucoup ce jeu même s’il est à l’origine de pas mal de crises lorsque les perles qu’elle avait minutieusement placées se trouvaient valdinguées par accident. Et comme pour les dessins ou la peinture, elle n’a pas tardé à vouloir représenter la famille The Cat au complet.
Voilà ce que ça donne :
Comme vous pouvez le constater, Mme the Cat et moi avons de grands bras et sommes tous deux vêtus de jeans. Devant la difficulté de l’exercice, Miniature a préféré limiter les détails de nos visages. Elle m’a fait des yeux verts. Oui, les deux trucs verts là, ce sont mes yeux, pas mes boucles d’oreille. Mme the Cat a quand même droit à une bouche bien rose en plus de ses yeux marron. Par contre, elle a tellement de cheveux qu’on ne distingue pas son tronc. Notez la couleur des bras (marron) qui souligne son métissage. Miniature N°1 a représenté sa sœur un tout petit peu plus petite qu’elle. Elle a un peu bâclé le travail du haut du corps puisqu’on ne distingue qu’un gros patchwork de couleurs.
Et comme à son habitude, c’est pour se représenter elle-même que Miniature N°1 s’est le plus appliquée. Tu as vu, elle a les mêmes yeux verts et bien écartés que son père ! Elle porte un petit t-shirt rose, un pantalon marron et des chaussures bicolores. Coquette quoi …
Cette activité peut se faire à partir de 5 ans. C’est vrai que les perles sont un peu petites et difficiles à manipuler. Par contre, méfiez-vous … 11 secondes à regarder ailleurs ont suffit pour que Miniature ait l’envie soudaine de s’enfiler une perle rose dans la narine droite. En la faisant souffler très fort par le nez, la perle est heureusement rapidement ressortie … en s’en est tiré pour une grosse frayeur. J’ai tellement crié sur le coup (la trouille que la perle finisse plus loin et nous oblige à aller aux urgences) que Miniature n’est pas prête à recommencer ce genre de bêtise.
Vous l’attendiez tous (enfin, surtout ceux qui ont souhaité participer au tirage au sort), voici le moment d’annoncer le grand gagnant du Bib’Expresso de chez Béaba !
Pour faire durer encore un peu le suspens je vais en profiter pour remercier tous ceux qui ont participé ainsi que Béaba qui m’a permis de gâter l’un d’entre vous.
N’ayant aucune main innocente à la casa The Cat, j’ai délégué la lourde tâche d’effectuer le tirage au sort au site randomizer.org
Vous étiez 159 personnes à vouloir le gagner … j’ai attribué à chacun d’entre vous un numéro dans l’ordre chronologique des commentaires … le numéro gagnant tiré au sort par mon copain Randomizer est le numéro :
65
Ce numéro correspond au commentaire laissé par SanYoh le 10 mars 2010 à 13 h 53 min !
Bravo à SanYoh !
Merci de bien vouloir me communiquer par mail vos coordonnées complètes afin que je puisse les transmettre à Béaba le plus rapidement possible.
Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’être tirés au sort, sachez que vous pouvez encore gagner un Bib’Expresso par là bas :