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Analysons ensemble le petit mot affiché sur le porte de l’école maternelle de Miniature N°2
D’abord, le texte
« La bonne nouvelle de la rentrée : »
Avec une telle accroche, nombreux sont les parents qui s’attendaient à une suite du genre :
« Nous garderons vos enfants le Mercredi et le week-end » ou encore « Nous avons conclu un marché avec une compagnie de taxis. Chaque matin, un chauffeur viendra chez vous pour réveiller vos enfants, les laver, leur donner un petit-déjeuner équilibré et les conduira à l’école. Pareil pour le soir, il gérera tout jusqu’au coucher. » ou enfin « Pour chaque enfant scolarisé dans notre école, recevez une prime de 10 000€ sous 8 jours »
A la place de cela, une phrase sans appel, tranchante comme une lame de cutter sur le doigt qui dépasse de la règle, douloureuse comme un Playmobil sous la voûte plantaire, la nuit, vers 4h du matin, une phrase qui fait peur …
« Les poux sont de retour ! »
Et enfin, un conseil distillé discrètement, entre parenthèses, pour les parents un peu lents à la comprenette qui pensent peut être qu’en utilisant le mot « Poux » les maîtresses parlaient des enfants. Genre, le petit surnom affectueux qu’elles leur donnent du même style que « les loulous » ou « les nains » (copyright MamansTestent).
« Pensez à vérifier la tête de vos enfants ! »
Le code couleurs
La première phrase est en bleu. La phrase qui fait peur est en rouge. Le conseil discret est en gris. Ces couleurs n’ont pas été choisies à la légère. C’est très étudié.
Le bleu est là pour rassurer. C’est une façon d’inciter à la lecture. C’est l’appât sur l’hameçon au bout de la ligne pour attirer le regard.
Le rouge est utilisé pour souligner la gravité de la situation, pour marquer les esprits. C’est le signe que la phrase essentielle de l’affiche est bien celle-ci. Derrière ces mots et cette couleur, le message subliminal est « ON VA TOUS MOURIR !!! »
Enfin, le gris utilisé pour le conseil de fin, est une couleur peu franche, en demi-teinte. On passe le message l’air de rien. A l’oral, cela consisterait à ajouter en fin de phrase « je dis ça, je dis rien … »
Et pour finir, vous aurez remarqué que, dans la petite phrase de fin, l’accent du mot « tête » complique un peu la lecture.
Moi par exemple, j’ai d’abord lu « Sur la fête de votre enfant ».
J’y vois, là encore, un acte volontaire pour passer un message subliminal. Je pense que les maîtresses ont voulu nous dire :
« Bon courage ! Si ton mioche fait partie de ceux qui sont parasités, tu vas devoir te ruiner chez le pharmacien en produits qui puent. En plus, comme une minorité de parents ne suivra pas nos conseils, ton môme -qui visiblement est une tête à poux- devrait être de nouveau contaminé rapidement ».
Voilà … c’était donc la bonne nouvelle de la rentrée.
On va tous mourir !
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« Papa, papa ?! La maîtresse a demandé si nos papas et nos mamans avaient un peu de temps libre pour venir l’aider à faire des activités à l’école ? Comme toi t’es papa au foyer, tu peux, hein ?!? »
Et voilà … nous y sommes.
Comme chaque année, les maitresses cherchent de la main d’œuvre pour encadrer les classes de fauves à l’occasion de petites activités très très ludique comme, par exemple, le modelage de pâte à mâcher, activité qu’il ne faut pas confondre avec le mâchage de pâte à modeler, même si les mômes préfèreraient à l’unanimité la seconde.
Amis parents, vous qui êtes au foyer, à mi-temps ou plus simplement à temps partiel, vous que les autres parents classent dans la catégorie « gens qui travaillent pô », vous qui, malgré tout, n’avez aucune fibre artistique ni aucune vocation pour les métiers scolaires ou para-scolaires, j’ai décidé de vous donner quelques astuces pour échapper à votre destin d’auxiliaire de travaux manuels scolaires bénévole.

Premier cas de figure :
Si la demande se fait au cours de la réunion de rentrée, n’hésitez pas à recourir à une technique qui a fait ses preuves à l’époque où vous étiez vous-même écolier : la technique du « Si-je-ne-la-regarde-pas-je-deviendrai-invisible ».
Risque : tous les parents auront recours à cette technique en même temps. Ne craquez surtout pas avant la fin du long silence gêné car la maîtresse en profiterait pour s’adresser directement à vous. Autre risque, si la maitresse vous connait un peu car elle a déjà eu vos enfants en classe, ou pire, si par le passé vous avez déjà accepté de lui filer un coup de main -par sous-information, il va sans dire- elle n’hésitera pas à refaire appel à vous, même si vous ne la regardez pas.
Deuxième cas de figure :
La demande se fait pas le biais de vos enfants. C’est la technique dite « fourbe ». Car oui, la maitresse le sait parfaitement, comment pourriez-vous résister à la demande pressante et débordante d’amour de vos miniatures qui rêvent de mâcher de la pâte à modeler avec vous 1h par semaine ? Hein … COMMENT POURRIEZ-VOUS ?!
Et bien, c’est tout simple. Vous pouvez prétexter une allergie aux produits utilisés en travaux manuels. Papier, carton, colle, ciseaux, gommettes, poils de hérissons, pâte à sel, crottes de nez, etc.
Risque : Il y a de fortes chances que votre enfant répète à la maîtresse le pourquoi de votre refus. Et là, vous passerez pour un con.
Autre possibilité, jouer la franchise et répondre : Ok. Mais tu demanderas, en contrepartie, à la maitresse de venir passer 1 heure par semaine à la maison pour faire le repassage ou le ménage. Je lui laisse le choix.
Risque : Passer là encore pour un con, sans cœur, et voir sa réputation de parent d’élève pourrie jusqu’à la classe de CM2.
Dernier cas de figure :
La demande passe par le biais du sacrosaint « Cahier de liaison ». Vous savez, ce petit cahier qui revient régulièrement chez vous dans le cartable de votre enfant. Cahier fort utile pour « dialoguer » entre les profs dézécoles et les parents, avec dedans des messages du genre « Attention, les poux sont de retour. Merci de bien vouloir raser la tête de vos enfants et de les faire tremper dans une solution à base d’ammoniac » ou encore « Voici une fiche pour inscrire votre enfant à « L’école-de-les-livres-qui-sont-biens », vous pouvez profiter du tarif de groupe préférentiel d’un montant de 97€ !!! au lieu de 173€ et votre enfant recevra chaque mois un livre que vous trouverez tout aussi bien dans le commerce, parfois moins chers, avec l’avantage de pouvoir choisir le livre qui lui plait. Non, je ne suis pas payée par la société d’édition pour faire la VRP. Enfin pas officiellement. Bien entendu, vous êtes libres de ne pas l’inscrire mais si vous ne l’inscrivez pas, il vous en voudra toute sa vie car, chaque mois, il fera partie des exclus du « cadeau mensuel de la maîtresse » ».
Enfin, bref. La demande se fait donc dans le cahier de liaison. Là, la solution est très simple. Vous signez, vous ajoutez « vu » et basta … ou si vous n’assumez pas, vous prétextez avoir perdu le cahier et jouez la carte du temps qui passe. La maitresse finira bien par trouver une autre victime et, oh comme c’est curieux, vous finirez bien par retrouver le fameux cahier perdu, juste après.
Note de l’auteur qui n’assume que partiellement ce qu’il vient d’écrire :
Ceci n’est que pure fiction (enfin presque). J’ai d’ailleurs moi-même donné de mon temps pour animer un atelier informatique pendant 3 ans. C’était très chouette même si cette expérience m’a permis de prendre conscience que certains mômes sont particulièrement insupportables. Je sais que, quand on le peut, donner un peu de son temps pour l’école est une chose vraiment utile et gratifiante. Et j’en profite pour passer un coucou à la maitresse de Miniature N°2 qui risque fort de tomber sur cet article :) (c’est un article pour déconner hein ;) )
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En cette veille de rentrée, voici en exclusivité le Top 10 des phrases à ne pas dire à son enfant le jour J !

1 : « Surtout, si Papa et Maman oublient de revenir te chercher ce soir, tu demandes bien à la maitresse de nous téléphoner. Normalement, on a inscrit le bon numéro sur la fiche de renseignements … enfin, je crois. »
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2 : « Allez, bon débarras ! Rho, ça va, pleure pas. Ca fait 2 mois que tu me saoules, on peut déconner, non ? »
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3 : « Ah merde, tu es tombé sur la maitresse la pire de l’école. J’ai même entendu dire que c’était la pire de toute l’académie. Pas d’bol ! »
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4 : « On reviendra surement te chercher à la garderie, mais pas avant 19h. On a prévu d’aller à Disneyland avec Maman. »
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5 : « A ton âge je détestais l’école. Grâce à toi, j’ai ma petite revanche. »
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6 : « Inutile d’essayer de te faire des copains. Dans 2 ans maximum, tu devras tout recommencer à zéro. »
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7 : « Ah ah. Tu la ramènes moins là … Môssieur qui voulais « z’être grand » »
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8 : « Je préfère te prévenir tout de suite. Le temps va te sembler horriblement long. La nourriture à la cantoche est très mauvaise et on va même t’obliger à faire du sport. »
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9 : « Arrête un peu ton cinéma. C’est seulement ta première rentrée. Si tout va bien, tu vas t’en coltiner encore une bonne quinzaine. »
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10 : « Haaaaan … Comment j’aurais mal au bide, moi, à ta place ! »
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Aujourd’hui se tourne une page. Une très belle page devrais-je même dire car, pendant 3 ans, elle n’a cessé de se remplir de belles histoires, de jolis dessins et d’anecdotes drôles ou émouvantes.

Comme toute belle histoire, elle commençait par un « Il était une fois » et comportait tous les ingrédients nécessaires à la rendre haletante.
Il y avait une petite princesse, ma Miniature, qui s’apprêtait à vivre la grande aventure de Maternelle. Il y avait aussi deux gentilles fées –une maîtresse et son assistante- chargées de veiller sur elle. Et puis il y avait deux parents, Mme The Cat et moi, un peu fébriles à l’idée de laisser notre première Miniature se confronter au monde parfois compliqué de l’école.
Rapidement, les parents fébriles ont été rassurés. Rapidement aussi, la Miniature a trouvé ses marques. Encore plus rapidement, un lien fort s’est établi entre la mini-princesse et sa maîtresse.
Toujours à l’écoute et s’adaptant aux personnalités des différents enfants, préoccupée par leur bien-être et soucieuse de les accompagner au mieux sur le chemin de l’autonomie et des acquisitions, cette maîtresse, très disponible, a su prendre le temps nécessaire pour dialoguer avec les parents et les tenir informés le plus possible sur le parcours de leurs miniatures.
Autre ingrédient qui rend l’histoire encore plus chouette, le rire.
Il y a eu cette fameuse sortie au Muséum d’histoire naturelle avec l’énigme du bus disparu (article à lire ici : Speed 5), la rentrée façon D-Day, les épisodes de Photos de classe (à lire ici : Dites : «Ouistitiiiii» …), les piqueniques (à lire ici : Piqueniquedouille, c’est moi l’andouille ) et les réunions de rentrée sur les chaises miniatures.
Après deux ans et face au succès du premier tome, une nouvelle histoire s’est écrite avec pour nouvelle héroïne : Miniature N°2 . Là encore, la même attention, la même bienveillance, les mêmes rires et le même épanouissement.
En Septembre, Miniature N°1 rentrera en CP tandis que sa sœur passera sa seconde année de Maternelle avec une autre Maitresse. Deux nouvelles histoires s’écriront.
Alors en ce dernier jour d’école, en lieu et place des fleurs, des macarons ou des sels de bain à la rose, je tenais à écrire ce petit mot pour remercier Valérie.
Merci d’avoir accompagné mes deux Miniatures avec autant de passion et de gentillesse. Merci de m’avoir donné la possibilité de prendre part pleinement à la vie scolaire en m’invitant à accompagner la classe lors des sorties (oui, oui. J’aimais bien même si je me suis fait un peu prier pour la dernière en date ) et en me confiant chaque jeudi matin un groupe de 6 miniatures pour les initier à l’informatique.
Merci d’avoir fait la pub pour mon blog auprès de toute l’école et plus particulièrement auprès de Monsieur Groschef Et surtout, merci d’avoir eu l’humour et le recul pour rire des bêtises que j’ai pu écrire sur vous dans mes articles.
Je suis intimement convaincu que mes deux Miniatures n’oublieront pas de si tôt leur première maîtresse.
Bonnes vacances (bien méritées) !
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Cette semaine, Miniature N°1 est sortie de l’école avec un air radieux. Comme à mon habitude, j’ai profité du trajet du retour pour questionner les deux frangines sur leur journée. A peine avais-je prononcé le début de ma phrase que Miniature N°1 m’a coupé pour m’annoncer fièrement :

« Papa ! Aujourd’hui j’ai embrassé Pierre sur la bouche !!! »
J’ai surement mal entendu. Elle vient de me dire J’ai brassé de la bière à la louche
« Tu as … quoi ?!? »
« J’ai embrassé Pierre sur la bouche !!! Deux fois ! »
Deux fois ?! Non mais c’est quoi c’bordel !?
« Ouhla, bon … euh … pourquoi deux fois ? »
« Parce que je n’avais pas les lèvres mouillées la première fois. Alors il a voulu recommencer »
Non mais il voulait pas qu’on lui diffuse un p’tit Barry White en plus ?! Pierre, prépare toi à manger tes chaussettes Spiderman. Tu es un gnome mort.
« …….. »
« Ben, au début j’étais toute stressée hein … Et puis je me suis dit Allez, courage ! et je l’ai fait »
Mais Pourquooooiiiiiii ?
« ……… » (qu’on m’apporte ma Ventoline ! Je vais faire une crise d’asthme)
« J’avais le cœur qui battait super fort ! »
Contrairement au coeur de Pierre qui risque bien de battre pour la dernière fois.
« Mais, c’est ton amoureux Pierre ? »
« Oui ! »
« Mais … depuis quand ? »
« Ben, depuis qu’il m’a demandé de l’embrasser »
Y’aurait pas comme une histoire de charrue avant les boeufs là ?
Je vous passe les détails sur la façon dont les deux Roméo et Juliette de bac à sable ont réussi à s’embrasser en échappant aux regards de la maitresse et de leurs camarades de classe.
Comment ai-je réagi ?
oh ben, très bien, hein. C’est mignon tout ça … Tout va bien. No problemo. Il habite où Pierre déjà ?
Euh … j’ai fait comme j’ai pu, hein. J’ai expliqué qu’il y avait mieux à faire dans la cour de récréation. J’ai vaguement évoqué que les bisous sur la bouche étaient réservés aux personnes qui s’aiment très fort et que ce n’était pas un jeu. J’ai réussi à réprimer l’envie de dire « Non mais ça va pas bien ?! On arrête les conneries ! Je vous rappelle que vous n’avez que 6 ans ! Merde ! »
Elle m’a ensuite avoué qu’elle avait déjà refusé d’embrasser sur la bouche un autre camarade qui lui avait demandé il y a quelques mois. Elle m’a aussi expliqué qu’elle ne voulait pas que « Corentin le sache car ça lui ferait de la peine ».
Bon … ma Miniature fait donc visiblement déjà chavirer le cœur de plusieurs petits gnomes.
Ma Miniature est en train de se dé-miniaturiser.
Mais il va quand même falloir calmer vos ardeurs le gang des » mini-stouquettes » !
On est pas dans la merde, tiens …
Note supplémentaire de 13h40 :
En reconduisant Miniature N°1 à l’école à 13h25, j’ai aperçu ce PETIT ENFOIRE de Pierre qui déposait sur la table de la petite Anne-Lyse un dessin sur lequel était écrit : « Je t’ème Anne Lyse. Je t’ème, je t’ème ! »
AAAAAaaaaaaaaaaaaargggggg !!!!
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Hier, j’ai fait un truc de dingue. J’ai piqueniqué en compagnie d’une centaine de miniatures âgées de 3 à 5 ans.
Non, je ne suis pas suicidaire. J’ai simplement accepté de rendre service aux maîtresses de mes miniatures en faisant partie des parents accompagnateurs pour une matinée sportive inter-écoles catégorie « Maternelles ».
Globalement la matinée s’est bien passée.
Je ne rentrerai pas dans les détails du Comment gérer un groupe de 14 miniatures à 2 adultes non formés professionnellement (c’est épuisant, croyez moi), ni dans ceux du Comment retenir les prénoms de 7 enfants que vous n’aviez jusqu’ici jamais vus (la moitié venant de l’école du village voisin). C’est carrément difficile. J’ai même eu envie de faire comme le Docteur House et d’attribuer à chaque enfant un numéro. Ça aurait pu faciliter les choses :
« Numéro 2 ! Peux tu arrêter de sauter dans les flaques d’eau ! Et toi Numéro 6, le principe c’est de jeter le ballon en l’air, pas tes crottes de nez ! ».
Je ne vous parlerai pas non plus du stress de compter, recompter, re-recompter 20 fois le groupe de miniatures pour être certain de ne pas en avoir perdu un entre deux ateliers sportifs, ni du fait de devoir les aider à remettre leurs manteaux, bonnets et écharpes toutes les 20 minutes (les ateliers étant disséminés dans différentes salles avec passage en extérieur pour les rejoindre) …
Bref, je ne vous parlerai pas de cela car l’expérience la plus extraordinaire fût le piquenique.

Nous étions dans une grande salle (je vous rappelle que nous vivons en Normandie et que c’est l’hiver), les enfants étaient assis sur le sol, sac de piquenique préparé par Papa ou Maman à proximité. Jusque là vous me direz que ce n’est pas extraordinaire. Attendez qu’on ouvre les sacs …
Le piquenique à l’école, c’est un truc génial quand tu es môme. Moi-même, j’ai souvenir d’avoir littéralement adoré ces moments là. Avec mon regard d’adulte, je comprends mieux ce que les mômes préfèrent : être les seuls maitres à bord le temps d’un repas. Ce qui signifie, par exemple, avoir une bouteille d’eau pour toi tout seul (et même que tu peux boire entière sans personne pour te dire que tu vas faire pipi toute la journée). La plupart des enfants auront également un mini paquet de chips, un ou deux sandwichs et une compote à boire comme dessert (merci à l’inventeur de la compote en gourde). Et le plaisir ultime, c’est de manger tout ça dans l’ordre inverse d’un repas normal.
Je disais « la plupart des enfants » parce qu’il y a quelques exceptions. J’ai vu des trucs de dingues. Des parents qui confondent piquenique scolaire et rations de survie pour séjours dans un camp d’entrainement militaire. Dans le sac : 4 sandwichs au jambon, des tomates cerises, un paquet de chips, une boisson, un mini fromage, une compote à boire, un yaourt et des biscuits (normal quoi … les biscuits, c’est au cas où les 4 sandwichs n’auraient pas suffit à remplir l’estomac d’un enfant de 4 ans).
Hier midi donc, j’ai aidé une quinzaine d’enfants à dévisser le bouchon de leurs bouteilles, à ouvrir leurs paquets de chips, à déballer leurs sandwichs (oui, c’est compliqué le film alimentaire quand tu as 3 ans), à dévisser la gourde de compote et à ouvrir les tubes de petits suisses. Et puis après, j’ai aidé à ramasser les restes pour les mettre à la poubelle. Et je peux vous dire qu’il y en avait un paquet, de restes …
Entre deux j’ai aussi eu droit à :
- Monsieur ?
- Oui ?
- J’ai eulqueure …
- Quoi ? Tu as mal au coeur ?
- Nan, j’ai eulqueure …
et là, le môme me tend un morceau de sandwich machouillé, petits morceaux de saucisson inside.
- T’as envie de vomir ?!?!?! (HELP ! J’ai déjà du mal avec le vomi de mes miniatures alors je ne suis pas certain de survivre au vomi de Numéro 7 !)
- Nan. J’ai eu un haut le coeur.
- Ah. (Quand tu articules on comprend mieux ce que tu dis Numéro 7. C’est bien.) Bin, tu vas mettre ça à la poubelle, c’est juste derrière, ok ? Et tu fais fissa parce que sinon c’est moi qui vais « Eulquerer », sur ton paquet de chips ! Et puis, si tu n’as plus faim, tu n’es pas obligé de terminer ton 3ème sandwich pâté/saucisson. Tu peux le jeter avec ton Eulqueure.
Alors j’en profite pour passer un message aux parents d’enfants scolarisés. Prévoyez simple et léger pour les piqueniques de vos miniatures (surtout les petits de maternelle), et évitez tant que possible les emballages complexes.
Et puis j’en profite aussi pour dire à quel point j’admire le travail des enseignants et du personnel d’encadrement scolaire. Même si je sais que toutes les journées ne sont pas sur ce même mode, je trouve que ce travail est épuisant.
- Monsieur, Monsieur, j’ai envie d’faire caca !
- Pour le caca faut demander à la maîtresse. Moi je gère les Eulqueures …
Épuisant, j’vous dis …
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Quand j’étais petit, j’avais plein de copains. Enfin, j’avais l’impression d’avoir plein de copains.

Avec le recul et le fait d’être maintenant dans un rôle d’observateur de mes propres miniatures, je comprends mieux d’où me vient cette impression. En fait, quand on est tout petit et qu’on arrive à l’école, on n’est pas super difficile dans le choix des copains. Je pense d’ailleurs que le concept même de copains nous échappe un peu.
Le jour de la rentrée, j’ai pu voir Miniature N°2 se diriger vers un p’tit mec de son âge et lui demander directement « Tu veux z’ete ma copine ? ». L’autre, probablement vexé qu’on s’adresse à lui en remettant en cause son statut de futur footballeur, lui répondit sèchement « Non ! ». Les deux passèrent à autre chose sans se prendre la tête plus longtemps. Ma miniature a ensuite posé la question à plusieurs autres congénères.
Après coup, j’ai constaté que les gens qui prenaient des nouvelles de sa rentrée lui demandaient tous :
« Alors, tu t’es fait des nouveaux copains ou copines ? »
Un peu comme si la réussite de cette rentrée impliquait une obligation de résultat dans ce domaine.
Nous même (ses parents) étions fautifs puisqu’avant même la rentrée, nous avons également tenté de la rassurer en lui expliquant qu’elle allait se faire des amis.
Pour en revenir à mon enfance, je me souviens avoir évolué dans le choix de mes copains. Naturellement, il y a eu ceux avec lesquels je partageais les mêmes jeux. Une forme de rapprochement classique par affinité. Ensuite, il y a eu ceux qui habitaient à proximité de chez moi. Là, c’est l’aspect pratique pour se retrouver qui avait influencé ces copinages. Et enfin, j’ai le souvenir d’avoir su très tôt l’importance de devenir copain avec les bonnes personnes, par intérêt. (Bouuuuh ! c’est laid ! Je sais). Dans ma classe, il y avait un mec qu’on qualifierait aujourd’hui de « délinquant précoce ». Une vraie terreur ! Moi j’étais plutôt du genre peace and love, dans le sens où je portais des lunettes quoi … pas fastoche pour se bagarrer (bon ok, j’étais plutôt trouillard). Et bien ce psychopathe en culotte sale, après qu’il m’ait un jour cherché des noises, j’ai décidé d’en faire un allié. Je suis devenu son pote pour obtenir sa protection. Et ça a fonctionné du tonnerre.
Grâce à mes miniatures, j’ai découvert un nouvel aspect du copinage par intérêt. Miniature N°1, depuis 2 ans qu’elle est scolarisée, rêve de devenir copine avec Josette (nom d’emprunt par respect pour son anonymat). Sauf que Josette est une chipie calculatrice qui ne donne pas son amitié facilement. Elle prend même un malin plaisir à la refuser à qui en rêve. Depuis Septembre, Miniature N°2 a fait sa rentrée dans la même école. Et devinez avec qui N°2 passe son temps ? Avec Josette ! Dans l’mile Emile !
J’en arrive à penser que la Josette en fait exprès juste pour faire enrager Miniature N°1. Ou, deuxième hypothèse, elle le fait pour piquer le jouet préféré de Miniature N°1 : sa sœur !
Bref … tout ça pour dire que la façon dont se tissent les liens à cet âge là m’échappe toujours un peu. Remarquez bien, quand on devient adulte ce n’est pas vraiment différent.
Vous étiez quel genre de copain (copine) vous, quand vous étiez scolarisés ?
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« Attention ! Les poux sont de retour à l’école ! »
Voilà le message qui est apparu hier après midi, scotché sur la porte de l’école Maternelle de mes miniatures. Un message qui fit trembler tous les parents. Un message angoissant. Un enfant qui attrape des poux, c’est le cauchemar des parents, il faut bien le dire. J’ai vu des mères fondre en larmes, des pères au regard hagard, des enfants s’arracher les cheveux par poignées … des véritables scènes d’horreur ! (ouais, j’en rajoute un chouille mais je fais ce que je veux, c’est mon bloug).
Ce petit panneau qui nous annonce le retour des poux arrive toujours à peu près à la même période, vous avez remarqué ?
Du coup, je me pose une question. Où sont les poux pendant les vacances ? Sont-ils juilletistes ou aoûtiens ? les deux probablement … Est-ce qu’ils profitent des deux mois d’été pour voyager ?!? Vont-ils en Papouasie ? (oui, j’aime l’humour).
Ca fait beaucoup de questions et des réponses hypothétiques … En tout cas, là où ils vont, ça doit être top moumoute puisqu’ils prolongent toujours un peu leurs vacances et font leur rentrée après tout le monde.
Une chose est sûre, le Pou aime les enfants. Il les aime tellement que, quand il en a trouvé un qui lui plait (et il n’est pas difficile en la matière), il s’y accroche de toutes ses forces et n’hésite pas à faire venir toute sa famille.
Pour voyager le Pou utilise Bonnet Airlines et Air Echarpes. Les plus sportifs d’entre eux jouent même les routards et sautent de tête en tête.
Chez les The Cat, ça fait 5 ans qu’on réussit à éviter les squatteurs. Mais cela demande un minimum d’efforts. Chaque matin c’est tressage de cheveux pour que le Pou n’arrive pas à en chopper un qui dépasserait.
Mais malgré tout, si un Pou plus malin que les autres arrivait à s’installer sur leurs têtes, il serait bien accueilli !

Oh merde … je viens de penser à un truc. Ne serions nous pas victimes d’un complot international ?! Un truc en lien avec les pharmaciens …
Il suffit de se rendre chez n’importe quel pharmacien pour se rendre compte que celui-ci aurait plutôt tendance à se réjouir du retour des poux. Pas plus tard que Lundi dernier, j’ai vu le mien ressortir de grande publicités pour ses produit anti-poux. Il avait même remis en avant son présentoir à peignes fins … Si ça se trouve ce sont les pharmaciens qui font des élevages de poux dans leurs arrière-boutiques … haaaan ! Ca se tient tout ça. En fait, Septembre pour les pharmaciens ça doit être un peu comme Décembre pour les chocolatiers, le bingo des bénéfices. C’est pour compenser les mois d’été passés à vendre de la Biafine et du répulsif à moustiques.
Bon les amis, soyez prudents. Si votre pharmacien vous propose d’essayer son bonnet, refusez !
Et si vous avez la tête qui gratte après avoir lu cet article, c’est normal. Rien que le fait de parler des poux provoque l’envie irrésistible de se gratouiller … mais, vérifiez quand même. On ne sait jamais ;)
ps : désolé pour le jeu de mot pourrave dans le titre, je n’ai pas pu résister …
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Mise en garde : L’article que vous vous apprêtez à lire contient un nombre important de noms d’oiseaux (mais pas ceux du genre Colibri, Mouette ou Airbus 747). Vous êtes prévenus, ne venez pas faire les choqué(e)s dans les commentaires
Hier je suis arrivé un peu en avance pour récupérer Miniature N°1 à l’école. Du coup, je me suis posté aux abords de la cours de récré en attendant qu’il soit l’heure. Dans la cours, les enfants de 3 à 5 ans qui composent les deux classes de Maternelle batifolaient, couraient dans tous les sens, hurlaient … bref, rien d’anormal.
Je m’amusais en observant quelques garçons concourant dans la catégorie « Saut à plat ventre dans les graviers » quand mon oreille fût attirée par un autre groupe, plus proche de moi.
« Trou du cul ! hihihihi »
« Trouuuuuu du cuuuuul ! »
Wow, me dis-je. Est-ce que l’école vient d’accueillir un enfant suédois prénommé TrüdùKhù ?
En regardant mieux je constate qu’aucune nouvelle tête aux allures de catalogue Ikea n’est présent dans la cours. Non, nos charmants bambins s’amusent juste à se pousser à tour de rôle contre un énorme buisson en s’insultant joyeusement d’orifice du rectum (tiens ça ferait aussi un beau nom pour une armoire ikea, Rektüm) Connaissant bien les mômes en question je me permets de leur signaler que c’est assez moyen comme jeu. Bah tu ne sais pas la meilleure, non seulement ils n’en ont eu rien à carrer mais en plus, un autre mouflet d’à peine 5 ans est arrivé en m’interpelant « Hey Papa de Miniature N°1 ?! » illustrant fièrement ses propos d’un joli doigt d’honneur et d’un grand sourire (au moins, celui là a le mérite de rester dans la thématique).

J’ai préféré faire celui qui n’avait rien vu et me suis éloigné de cette bande de sauvages pipi-cacatèsque.
Le plus drôle c’est que, le matin même, je discutais avec la maman d’un camarade de classe de Miniature N°1 qui me demandait si ma fille n’avait pas ramené de l’école quelques mots vulgaires ces jours derniers. Elle m’expliquait, choquée, que le sien avait dit la veille à son frangin : « Tu pues le bébé ! »
C’est là que m’est revenue l’anecdote du goûter. Miniature N°2 avait décidé de transformer le mot merci en « merssouille » et trouvait ça hilarant. Jusqu’ici tout va bien. Mais sa sœur a surenchéri en transformant de nouveau le mot en « Mer-couille ».
Gloups …
Moi : Wow les filles ! On ne dit pas ce mot là ! C’est très moche !
Miniature N°1 : Ah bon c’est moche ? Ça veut dire quoi ?
Moi : Euh … ça ne veut rien dire mais c’est moche, super moche
Miniature N°1 : Bon, ok. Et « Grosse Couille » on peut le dire ?
Moi : Ah oui, ça tu peux le dire. C’est très distingué. Noooon !!! C’est encore pire ! Je ne veux plus entendre ça, c’est clair ?!
Oh my god … ma fille de 5 ans me demande si elle a le droit de dire grosse couille, j’hallucine …
Je jure devant Benoît 16, Nadine de Rostchild et Geneviève de Fontenay que je n’ai jamais prononcé cette expression à la casa the Cat. Autant parfois il m’arrive de lâcher un « putain de bordel de merde » en me cognant le petit orteil sur l’angle du meuble de salle de bain, autant « Grosse couille » ne fait pas partie de mon champ lexical (même pour déconner avec Mme The Cat)
Bien entendu, quand j’ai raconté ça à la maman du p’tit gars qui s’inquiétait d’avoir entendu « Tu pues le bébé », elle était morte de rire. (Je lui passe d’ailleurs le bonjour puisqu’elle est lectrice du blog)
Enfin voilà … tout ça pour dire à ceux qui en doutaient encore que l’école est un formidable outil d’apprentissage et de mixité culturelle.
En attendant, avec tous ces jolis mots dans mon article, je pense que je vais attirer de nombreux pervers du net envoyés par Google. Ca me donnera peut être l’occasion de vous refaire un petit courrier des lecteurs tiens … ça fait longtemps.
Allez, bon week end !
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Je crois que miniature N°1 est une cafteuse. De celles qui rapporte à la maitresse le moindre dérapage de ses copains.

Je dis ça parce qu’hier après l’école elle m’a raconté l’incident qui s’est passé dans l’après midi.
- Tu sais Papa, Diégo il a dit un ENORME gros mot pendant la sieste.
- Ah bon ? il a dit quoi comme gros mot ?
- Bah non Papa … je ne vais pas le dire !!! C’est interdit de dire les gros mots. En tout cas il était super trop ENORME.
- Allez, dis moi …
- Bin Diégo, il a dit à Paul « Tu pues du cul ! »
- Ah oui effectivement, je te confirme que je suis mort de rire c’est un ENORME gros mot
- Alors moi je l’ai dit à Françoise (l’assistante de la maitresse). Mais elle n’a pas voulu savoir ce que c’était comme ENORME gros mot.
- Et pourquoi c’est toi qui es allé le dire à Françoise ? Il ne pouvait pas le dire lui-même Paul ?
- Bin non … euh … il dormait.
- Raison de plus. Si Paul dormait, il n’a pas entendu Diégo lui dire l’ENORME gros mot. Pourquoi c’est toi qui l’as dit ?
- Non mais il ne dormait pas en fait. Et puis moi j’ai voulu le dire parce que ce n’est pas bien. Je voulais le dire à sa place pour lui rendre service …
-Bon. Oui, c’est vrai que ce n’est pas bien de dire ça. Mais tu devrais laisser les autres, ceux à qui on a dit un ENORME gros mot, le dire eux-mêmes à la maitresse ou à Françoise. Parce que … comment dire … tu risques de voir tes camarades le prendre mal. Tu comprends ?
- Oui bin … Diégo il a voulu me céder.
- Te céder quoi ?!?
- Il m’a dit de ne pas le dire et que, si je le disais, il ne me donnerait pas de bonbons et qu’en plus il en avait plein chez lui. Mais moi j’ai pas cédé ! Alors après il a dit que moi aussi j’avais dit un gros mot. Mais c’était pas vrai.
Et voilà … on y vient. Elle va finir par s’attirer des emmerdes à force de vouloir « rendre service ». Alors je suis un peu hésitant dans le discours que je dois lui tenir en tant que papa.
Je sais que moi, petit, je n’aimais pas vraiment les rapporteurs. Et en même temps je me vois mal lui dire que les miniatures peuvent se dire « Tu pues du cul » quand bon leur semble …
Vous diriez quoi vous ?
Pffffffff … Ça pue du cul tout ça …
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