Archives pour avril 2010

Y’a pas de doute, Miniature N°1 est bien une fille. Tu vas me dire que j’ai mis 5 ans avant de le découvrir, que j’suis pas très observateur … et je te répondrai que t’es vraiment couillon parfois hein.

Je veux dire que, depuis quelques temps, la miss affirme de façon plus prononcée son appartenance à la mini gente féminine.

Ca a commencé dans les boutiques de vêtements. Elle n’est plus attirée que par les jupes et les robes alors que jusqu’ici elle n’en portait pas très souvent. Je t’avais aussi raconté l’épisode bêtises avec utilisation frauduleuse du rouge à lèvres de maman. Depuis ce jour elle rêve de maquillage. Mais la familleThe Cat n’est pas la famille Tom Cruise … on refuse de maquiller et de faire porter des talons à nos miniatures. Alors elle attendra. Même si à noël on avait fait une toute petite entorse au réglement interne en lui offrant un parfum pour enfants.

 Sauf que … la semaine dernière Mme The Cat a voulu faire plaisir à sa grande miniature. Elle a accepté de lui acheter un tube de Labello légèrement teinté.

labello

Enfin, le truc dans le tube est rose flashy mais sur les lèvres la teinte est quasi invisible. La miniature était heureuse comme un jour d’anniversaire. Elle s’est empressée de monter en voiture et s’est immédiatement tartinée les lèvres.

A peine rentrée à la maison elle s’est précipitée dans le bureau et en est ressortie avec une enveloppe blanche. Elle a mis l’enveloppe face à elle et y a déposé délicatement un bisou.

-Regaaaaaaaaarde !!! On voit la marque des lèvres Papaaaaa !!!

Oh my god … le cliché du rouge à lèvres sur l’enveloppe. C’est girly à mort ça hein ? Il semblerait qu’elle fasse craquer un nouveau camarade de classe. Il a intérêt à être romantique le p’tit gars. Parce que la miniature elle est à fond dans les clichés visiblement.

Je profite de ce petit article pour t’envoyer chez MissBrownie, une  maman dont la fille n’est pas la moitié d’une fille non plus. Même que la petite Chupa  (c’est son surnom) est encore  un cran au dessus puisqu’elle raconte à sa maman que Justin Bieber est un Boboss.

Clic ici pour lire tout ça !

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Comment te sens-tu  aujourd’hui ? Un peu stressé hein ? T’as des miliards de trucs à faire mais t’as envie de rien … T’as mal dormi … Tu n’en peux plus de ces cons de voisins …

Est-ce que tu veux un coup de main ? Viens donc faire un tour dans la clinique du docteur The Cat, éminent professeur en relaxologie, diplômé de l’université de Columbia en sophrologie et sciences florales, ancien interne des hôpitaux de paris. (J’ai toujours rêvé de pouvoir avoir une plaque dorée avec « ancien interne des hôpitaux de paris » gravé dessus)

Bon allez, soyons sérieux, je ne suis diplômé en rien de tout ça mais j’ai quand même un super tuyau à partager avec toi.

J’ai trouvé un jeu qui va te rendre plus zen que ton Gynéco Doc Gynéco. C’est un jeu auquel peuvent jouer les jeunes miniatures tellement sa prise en main est ultra simple. Miniature N°1 l’adore. Je l’ai acheté en pensant à elle d’ailleurs. J’avais lu sur des sites spécialisés jeux vidéo qu’il était particulièrement simple. Et puis comme ma miniature chérie est du genre super nerveuse, j’ai pensé que ce jeu pourrait la zénifier un peu.

Ce jeu vidéo s’appelle FLOWER. Toi qui parle couramment le grand breton tu auras tout de suite compris que ça veut dire FLEUR. C’est un jeu qui se joue sur Playstation (la PS3 pour être précis).

flower ps3

Comment t’expliquer le jeu ? … c’est un jeu hors normes. Un petit ovni dans l’univers du jeu vidéo. Le concept est simple. Ca commence par une vue dans un appartement grisâtre avec, pour seule touche de couleur, une petite fleur en pot à peine éclose.  Tu t’approches de cette fleur et te voilà transporté dans un autre monde. Un monde de prairies à perte de vue.

Dans ces paysages grandioses il y a de nouveau une fleur qui t’attend, en appuyant sur n’importe quelle touche de la manette tu crées un souffle de vent qui fait se détacher un de ses pétales … et le pétale, c’est toi.

flower3

Ton but en tant que pétale ? Réveiller la nature environnante en effleurant chacune des fleurs non écloses qui parsèment les prairies.  Simplement ça. A chaque fleur effleurée un nouveau pétale se détache et vient s’ajouter aux autres (à toi quoi). Pour diriger ce flux de pétales il suffit d’incliner la manette de la PS3. Inutile d’utiliser les boutons, c’est la simplicité ultime. En fait, comme je te disais, les boutons n’ont qu’un seul effet, créer un souffle de vent pour te faire avancer.

Le tout se joue sur un fond musical ultra zen associé à quelques bruitages naturels. C’est d’une beauté à couper le souffle. Il y a des effets saisissants quand tu parviens à faire éclore tout un groupe de fleurs.


(Je te rassure tout de suite, la musique dans cette vidéo n’est pas celle que tu entendras dans le jeu, c’est plus zen que ça ;) )

Ce jeu ne plaira pas à tout le monde, c’est certain. Moi qui suis habitué à jouer à des jeux de mecs (du genre « Call of Duty Modern Warfare » ou « Colin Mac Rae Dirt ») j’ai vraiment été séduit pas ce jeu innovant. Mais c’est surement la part de féminité en moi (qui ne se cache plus depuis bien longtemps) qui fait que j’ai tout de suite accroché. Le message écolo qu’il véhicule est plutôt sympa. On quitte un monde grisâtre pour redonner des couleurs à la nature … c’est bien de sensibiliser les petits comme les grands à ce genre de belle idée, non ?

Pour info, ce jeu n’est disponible que sur Playstation 3. On ne le trouve pas directement dans le commerce mais en téléchargement via le Playstation Store (la boutique en ligne). Il ne comporte que 6 niveaux … mais 6 niveaux sublimes. Et puis ce jeu est accessible puisque son prix n’est que de 7,99€ (alors qu’un blockbuster à peine sorti ne coûte pas moins de 60 €)

Je tiens à préciser que cet article n’est pas un article sponsorisé … c’est vraiment juste un coup de cœur personnel que je souhaitais partager avec vous.

Vous jouez un peu aux jeux vidéo vous ? Et vos enfants, vous les laisser jouer aussi ou vous préférez qu’ils jouent avec des jeux en bois ?

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Hier j’ai lu un article drôle et fort bien écrit sur le blog de Sophie www.sophilosophik.com qui évoquait la tendance actuelle à vouloir considérer les PAF (Pères au Foyer) fabuleux et les MAF (Mères au Foyer) sans intérêt.  Elle est partie de quelques situations de la vie courante pour illustrer cet état de fait : dans la rue, au supermarché, dans un parc ou encore au cours d’un diner.Si tu veux le lire, tu cliques Ici

Comme je le disais au début, j’ai trouvé ça drôle et proche de la réalité. Cependant, ça m’a donné l’envie d’apporter ma petite contribution à cette analyse. Ca fait maintenant quasi 5 ans que j’ai endossé le costume de PAF. C’est vrai que, dès le début, j’ai senti de la part des femmes que je croisais une forme d’étonnement teintée d’admiration.

C’était le cas dans les supermarchés, on m’a même parfois laissé passer sous prétexte que « faire ses courses avec 2 enfants en bas âge c’est bien courageux ». Je dois admettre que pour le coup Sophie a bien raison. Une mère, dans le même genre de situation, ça ne force l’admiration de personne … ou alors des quelques autres mères qui savent bien la galère que ça représente.

Au parc par contre, je n’ai pas vécu les choses comme Sophie l’exprime. Je la cite pour que vous compreniez : « Le Mercredi, entre deux activités sportives des aînés, le PAF retrouve ses copines 4/5èmes au parc. Elles l’encerclent, le soulagent du petit dernier pour qu’il fume sa clope tranquille, puis frétillent autour de lui telles des anguilles hors de l’eau. Son visage mal rasé suscite leur attention bienveillante, leur admiration est sans bornes devant son dévouement paternel. » Les rares fois où je suis allé au parc avec une miniature (c’était il y a plus de 3 ans) j’ai plutôt senti de la méfiance de la part des initiées du lieu. Pour la plupart il s’agissait d’assistantes maternelles qui avaient pris là un abonnement quotidien pour se retrouver entre copines et papoter pendant que les miniatures dont elles avaient la charge mangeaient des vers de terre et quelques vieux mégots. Elles me jetaient des regards qui disaient « C’est qui lui ? Un pervers ? … » Jamais je n’ai pu déceler une once d’admiration ou le moindre petit intérêt chez elles.

Mais venons en maintenant aux fameux diners … ceux pendant lesquels Sophie nous dit qu’on prête un intérêt fou aux PAFs, qu’on s’extasie devant tant de savoir faire etc. etc. alors qu’il n’en est rien quand c’est une MAF… Soit je ne dine pas avec les bonnes personnes, soit ce qu’elle décrit tiens beaucoup plus du fantasme que de la réalité. Parce que pour ma part, quand dans un diner on s’intéresse un peu à mon boulot de père au foyer, on se contente d’un « alors ? Toujours père au foyer ? Tu penses faire quoi après ? » sous-entendu comme « vrai » métier …

Alors voilà … effectivement, les PAFs ont la cote. Je ne te parle même pas du nombre de journalistes qui m’ont contacté pour diverses émissions télé depuis que j’ai ouvert mon blog. Mais si les PAFs ont autant la cote c’est surtout parce qu’il y en a trop peu. Effectivement, quand c’est une femme qui fait ce job les gens s’en contre-fichent royalement. Mais à mon sens c’est ça qui est anormal. Bien plus que de forcer un peu le trait sur l’admiration qu’on porte aux PAFs.

Et puis qui sait … ne serait-ce pas l’inconscient des femmes qui les poussent à forcer le trait pour inciter les quelques hommes encore hésitants à franchir le cap. Car oui mesdames, ce n’est pas forcément évident de transgresser une règle instaurée depuis l’âge de pierre. C’était aux hommes d’aller chasser le bison et aux femmes de changer les couches en peau de mammouth.

 cromagnon

Et bon nombre de mes congénères sont encore convaincus aujourd’hui, malgré leur i-phone et leur Audi, que leurs gènes n’ont toujours pas évolué.

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La madeleine du Dimanche cette semaine (oui je sais bien qu’on est Lundi, mais c’est Pâques alors on va dire qu’on est encore un peu Dimanche) … la madeleine d’aujourd’hui donc, sera d’ordre culinaire.

Nous allons voyager en 1985. J’avais 10 ans. Mes parents étaient artisans et leur activité plutôt saisonnière ne leur permettait pas de prendre des vacances en été. Alors nos seules vacances de l’année nous les prenions en Février. Le budget vacances se constituait doucement pendant 11 mois et nous partions toujours pour une semaine de sports d’hiver. Je remercierai toujours mes parents de m’avoir fait connaitre ces vacances là. Parce qu’il faut bien le dire, les sports d’hiver font partie des vacances les plus onéreuses, surtout en cas de famille nombreuse, et c’était notre cas.

J’ai ainsi pu apprendre à skier dès mon plus jeune âge. Nous avons fréquenté plusieurs stations de ski. Au début nous allions dans des petites stations familiales, altitude moyenne, neige pas toujours très présente. Et puis un jour nous avons découvert les grandes stations. Celles qui émergeaient des neiges avec leurs grandes barres de logements peu esthétiques. Parmi toutes ces stations, une avait particulièrement retenu l’attention de mes parents par son côté pratique : la station d’Aime la Plagne.

aime

A cette époque seul un bâtiment immense surnommé « Le Paquebot » constituait la station d’Aime. Nous avions la possibilité de louer un appartement à prix réduit grâce à des connaissances de mes parents. Cet appartement était au 5ème étage avec un balcon face aux pistes, plein sud. Comme tous les apparts de montagne il était vraiment petit mais mes yeux d’enfant le voyaient comme un petit paradis. Le premier jour nous allions louer le matériel. On ressortait ensuite du magasin avec nos skis, nos bâtons et nos chaussures qui puent, en portant tout ça tant bien que mal.

Pour mes parents il était important que nous prenions des cours à l’école de ski. J’admets qu’à l’époque je n’avais pas toujours très envie d’y aller. Surtout quand la neige tombait à gros flocons et que le vent soufflait trop fort. Mais mes parents n’ont jamais cédé à mes supplications. Ils avaient payé les cours, je devais y aller.

A 16h, quand les cours se terminaient, je retrouvais  ma p’tite maman qui avait instauré un rituel pour récompenser les efforts de son fils chéri. Dans la galerie commerçante du « Paquebot » il y avait une petite boulangerie qui vendait un truc que je ne connaissais pas encore :

Les lunettes de Romans

lunettes de romans

Une spécialité composé de 2 sablés ovales soudés l’un à l’autre par une couche de confiture. Le sablé du dessus est percé de 2 ronds qui lui confèrent son nom de lunettes et il est également généreusement saupoudré de sucre glace.

Depuis ces vacances là, je ne peux croquer dans une lunette de romans sans repenser au plaisir que j’éprouvais en faisant ce petit rituel réconfortant. Je repense aussi aux ballades dans la neige pour rejoindre la station plus basse, aux descentes en luge avec mes frangins juste avant le dîner, aux lits superposés dans le couloir de l’entrée, aux douleurs aux tibias dès le 2ème jour à porter ces maudites chaussures de ski, aux cartes postales avec marmotte coiffée d’un bonnet qu’on envoyait à la famille, au saucisson de Savoie qu’on achetait avant de retrouver nos terres normandes … et je repense aussi à ces monitrices de ski dont je ne pouvais m’empêcher de tomber amoureux …

 

Et vous, y’a des gâteaux qui vous font ça ?

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C’est fou comme le temps passe vite. Il y a 8 jours c’était le printemps et nous voilà déjà en Novembre ! J’ai même pas vu passer l’été !

Qui dit Novembre, dit retour des maladies et visites chez le doc.

Miniature N°2 nous fait une petite surinfection des bronches. Et comme Mme the Cat est solidaire, elle a décidé d’en faire autant. Seuls Miniature N°1 et moi résistons tant bien que mal à l’agression des microbes.

Comme environ 4 fois sur 5, nous sommes ressortis de chez le doc avec une prescription de sérum Phy pour la soumettre au supplice du lavage de nez, 4 ou 6 fois par jour. Le lavage de nez, quand tu as une miniature de quelques mois tu arrives tant bien que mal à lui faire sans qu’elle n’oppose trop de résistance. Mais quand la Miniature a presque 3 ans ça devient plus sportif.

seringue

2 possibilités :

- La maintenir de force et lui injecter le sérum Phy avec hurlements en fond sonore

- Trouver une stratégie pour qu’elle accepte la torture.

Hier, je crois que j’ai enfin trouvé la fameuse stratégie !

C’est arrivé par hasard … j’ai d’abord parlementé longuement avec elle en lui disant qu’elle n’allait pas guérir si je ne lui faisais pas le lavage de nez … en lui disant que le doc n’allait pas être content … en essayant de lui montrer sur son doudou comment j’allais m’y prendre … et puis, à la première giclée de sérum Phy dans sa narine gauche, elle a soufflé si fort que je m’en suis pris plein la tronche. Ca l’a fait tellement rire que maintenant c’est elle qui réclame le lavage de nez.

J’te rassure tout de suite, je fais semblant d’en prendre plein la tête … j’aime mes filles mais quand même …

Le souci avec la méthode de lavage de nez par seringue de sérum Phy c’est que tu apprends à l’enfant à bien souffler par le nez pour évacuer le mélange sérum/morve. Et puis après, souvent, tu dois compléter par un petit traitement genre « pschitt » dans le nez pour tuer les microbes. Et je te le donne en mille Emile, elle souffle comme une dingue aussi après le médoc … à mon avis ça limite un peu l’efficacité du traitement, mais bon …

Chaque hiver on utilise tellement de sérum Phy et de seringues que, si jamais on fouillait nos poubelles, je suis certain qu’on passerait pour une famille de drogués …

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